Publié le 15 décembre 2025 à 10h00. Lors du sommet COP16 sur la biodiversité, les peuples autochtones ont obtenu une place officielle et permanente dans les processus décisionnels internationaux liés à la conservation, une avancée saluée mais dont la concrétisation reste à assurer. Parallèlement, la restauration de la rivière Klamath en Californie témoigne d’une réussite environnementale spectaculaire avec le retour du saumon.
- Les peuples autochtones disposent désormais d’un comité permanent au sein des négociations sur la biodiversité.
- Près de 2 500 représentants autochtones ont participé à la COP16 au Brésil, constituant la plus importante délégation de l’histoire de ces conférences.
- Un an après la suppression de quatre barrages sur la rivière Klamath, le saumon est revenu en grand nombre dans ses frayères.
Un tournant majeur s’est produit lors du sommet COP16 sur la biodiversité, qui s’est tenu en février dernier. Les peuples autochtones, gardiens de savoirs ancestraux cruciaux pour la protection de l’environnement, ont vu leur voix enfin reconnue de manière formelle. L’établissement d’un nouveau comité permanent leur confère un droit de regard officiel sur les décisions relatives à la conservation, rompant avec un statut auparavant informel et souvent négligé.
Cette avancée significative a été particulièrement visible lors de la COP30 au Brésil, où une délégation autochtone record, estimée à 2 500 personnes, était présente. L’importance des connaissances traditionnelles a été soulignée tout au long de la conférence.
Outre cette reconnaissance, le sommet a été marqué par de nouvelles promesses de financement et des engagements à reconnaître les droits fonciers des peuples autochtones. Au Brésil, concrètement, 10 nouveaux territoires indigènes ont été créés. Cependant, des inquiétudes persistent quant à la mise en œuvre effective de ces promesses, et les menaces qui pèsent sur de nombreuses communautés autochtones demeurent réelles. Survival International a notamment rapporté la mort violente d’un dirigeant guarani Kaiowá dans le sud du Brésil pendant la conférence.
Par ailleurs, un exemple concret de restauration environnementale réussie est à observer sur la rivière Klamath, en Californie. Un an après la suppression historique de quatre barrages qui entravaient son cours, le saumon est revenu en nombre impressionnant dans ses frayères traditionnelles.
Getty Images« Il y a du saumon partout dans le paysage en ce moment », a déclaré Michael Harris, responsable de l’environnement du programme Klamath Watershed Program du Département de la pêche et de la faune de Californie, selon des informations locales. « La rapidité de leur retour est remarquable. » Cette restauration, fruit d’une campagne menée par les tribus locales, démontre l’impact positif de la restauration des écosystèmes sur la biodiversité.
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