Publié le 15 décembre 2025 à 12h00. Angela de Jong, figure controversée de la critique médiatique néerlandaise, a suscité l’inquiétude quant à son avenir au sein du quotidien AD, avant d’être finalement maintenue en poste, malgré une chronique jugée provocatrice par certains.
- Angela de Jong craignait pour son emploi après la publication d’une chronique au ton perçu comme excessif.
- Cette chronique portait sur son absence à la fête de Noël du journal et son irritation face aux publications de ses collègues sur les réseaux sociaux.
- Le chroniqueur Jan Dijkgraaf a critiqué la chronique, la qualifiant de piège à clics et d’exemple de la baisse de qualité des écrits de De Jong depuis la reprise des chaînes de télévision RTL par son groupe.
L’avenir d’Angela de Jong au sein du AD a été suspendu à un fil ces derniers jours. La chroniqueuse, connue pour ses opinions tranchées, craignait de devoir se tourner vers John de Mol, un magnat des médias néerlandais qui lui avait déjà proposé un contrat qu’elle avait décliné, comme le relève le blog Buttkicken.nl. Finalement, l’AD a confirmé qu’elle pouvait continuer à publier ses articles.
L’élément déclencheur de cette incertitude a été une chronique publiée vendredi, dont le titre, jugé sensationnaliste, interrogeait ouvertement sur la possibilité qu’elle ait encore un emploi lundi :
« La question est de savoir si j’aurai encore un travail lundi après cette chronique. »
Angela de Jong, chroniqueuse au AD
Cette chronique, selon le chroniqueur Jan Dijkgraaf, biographe de la famille Meiland, a suscité une réaction immédiate. Il raconte avoir immédiatement lu l’article, s’attendant à y découvrir des preuves de corruption impliquant le groupe DPG (maison mère de l’AD) et l’Autorité néerlandaise de la concurrence et des consommateurs (ACM) dans le cadre de la fusion avec RTL. Dans une note publiée sur son blog, Dijkgraaf exprime sa déception face au contenu réel de la chronique.
En réalité, la source de l’inquiétude d’Angela de Jong était bien plus anecdotique : elle déplorait son absence à la fête de Noël du AD et son agacement face aux photos des festivités partagées par ses collègues dans des groupes de messagerie. Dijkgraaf, tout en critiquant le caractère sensationnaliste de la chronique, ne manque pas de souligner son manque de substance, la qualifiant de « piège à clics irritant ». Il ajoute, avec une pointe d’ironie :
« J’ai appris qu’il ne faut pas appeler les femmes “cabot”, car alors les gens se plaindront du “ton”. Mais dans ce cas, je ne peux vraiment pas penser à un meilleur mot, minou. »
Jan Dijkgraaf, chroniqueur
Cette affaire intervient dans un contexte de critiques récurrentes à l’égard des dernières chroniques d’Angela de Jong, jugées par certains moins pertinentes depuis que son groupe a pris le contrôle des chaînes de télévision RTL. Dijkgraaf les décrit comme « agréables et confortables », suggérant un manque d’ambition et d’originalité.
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