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Dermatose nodulaire : nouvelle journée de blocage des agriculteurs sur l’A63 à hauteur de Cestas, au sud de Bordeaux

Le blocage de l'autoroute A63, dans le sens Bordeaux, se prolonge ce mardi, illustrant la colère des éleveurs face à la politique de l'État concernant la dermatose nodulaire bovine. Les agriculteurs, mobilisés depuis dimanche soir au niveau de…

Dermatose nodulaire : nouvelle journée de blocage des agriculteurs sur l’A63 à hauteur de Cestas, au sud de Bordeaux

Le blocage de l’autoroute A63, dans le sens Bordeaux, se prolonge ce mardi, illustrant la colère des éleveurs face à la politique de l’État concernant la dermatose nodulaire bovine. Les agriculteurs, mobilisés depuis dimanche soir au niveau de l’échangeur 24 à Cestas, exigent un changement de stratégie pour éviter l’abattage massif de leurs troupeaux.

La situation reste tendue après une réunion lundi soir à Toulouse entre des représentants syndicaux et la ministre de l’Agriculture, qui n’a pas permis de trouver de terrain d’entente. Les agriculteurs de la Coordination rurale, déterminés à maintenir leur action « le temps qu’il faudra », ont passé une nouvelle nuit dans leurs tracteurs et voitures bloquant l’autoroute. Il est impératif de quitter l’A63 par l’échangeur 23 à Marcheprime.

Sébastien Lassallette, éleveur de vaches allaitantes à Sauveterre de Guyenne, témoigne d’une profonde inquiétude. Son cheptel a déjà été abattu en 2022 en raison de la tuberculose, et il craint de revivre ce traumatisme. « Le monde agricole, ils vont le tuer aussi, ils vont décourager tout le monde. Demain, s’il y a la dermatose nodulaire chez moi, j’arrête tout », déclare-t-il, fataliste. Il envisage même de ne pas laisser son fils reprendre l’exploitation : « J’ai un enfant, il adore ça, mais si ça évolue comme cela, jamais je ne le laisserai reprendre, ce ne serait pas viable. »

La Coordination rurale réclame une vaccination généralisée et des « abattages sélectifs », estimant que les mesures actuelles sont insuffisantes. Vincent Collineau, vice-président de la Coordination rurale 33, souligne que la maladie peut se propager rapidement : « On a bien vu que la maladie fait des sauts de 80 à 100 km, et en camion elle peut traverser la France dans la journée. Qui veut abattre ses animaux, perdre des années de travail alors qu’on peut vacciner massivement ? »

La ministre de l’Agriculture a affirmé lundi « entendre » la détresse des éleveurs, tout en défendant sa gestion de la crise. Elle a annoncé vendredi l’élargissement du périmètre de la vaccination, prévoyant de vacciner entre 600 000 et 1 million de bovins. Cependant, cette mesure ne satisfait pas les syndicats.

Lundi soir, deux automobilistes ont été légèrement blessés après avoir emprunté une portion de l’autoroute bloquée et percuté des obstacles. Les forces de l’ordre rappellent aux usagers de la route de respecter les déviations mises en place.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.