Publié le 16 décembre 2025 à 13h09. La Formule 1 a réalisé des progrès notables en matière de réglementation financière, stabilisant le championnat, mais des ajustements sont nécessaires pour améliorer la qualité des courses et faciliter les dépassements, selon un responsable de la FIA.
- La réglementation financière en F1 est désormais considérée comme indispensable et a contribué à la stabilité du championnat.
- Des lacunes dans la réglementation technique actuelle ont permis aux équipes de contourner l’objectif initial de faciliter les dépassements.
- La FIA espère que les futures réglementations techniques permettront de réduire significativement l’effet de l’air sale et d’améliorer la qualité des courses.
Nik Tombazis, un responsable de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), a dressé un bilan nuancé des avancées récentes en matière de réglementation en Formule 1. Si la discipline a franchi une étape importante sur le plan financier, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir des courses plus spectaculaires et des dépassements plus fréquents.
Selon Tombazis, la mise en place d’une réglementation financière stricte est un succès indéniable.
« Je dirais que nous avons fait un pas en avant significatif, mais il n’y a pas eu de succès complet dans tous les domaines. Je ne me donnerais pas la note la plus élevée, plutôt un B ou un C. »
Nik Tombazis
Il a souligné que cette réglementation, bien qu’ayant complexifié le travail de la FIA, a permis de stabiliser le championnat :
« Maintenant, il n’est même pas concevable d’avoir une F1 sans réglementation financière. En ce sens, c’est un succès évident. »
Nik Tombazis
En revanche, la qualité des courses est un sujet de préoccupation. Initialement, les nouvelles voitures introduites en 2022 et 2023 avaient permis aux pilotes de se suivre de plus près. Cependant, les équipes ont rapidement trouvé des astuces pour amplifier l’effet de l’air sale, rendant les dépassements plus difficiles. Tombazis a identifié plusieurs zones de la réglementation qui se sont avérées trop permissives, notamment les plaques d’extrémité des ailes avant, les structures des conduits de frein des roues avant et les zones de bord du plancher. Ces modifications aérodynamiques génèrent des flux d’air indésirables qui perturbent l’adhérence des voitures qui suivent.
La FIA avait déjà envisagé de modifier les règles en cours de saison pour corriger ces problèmes, mais n’a pas obtenu le soutien suffisant des équipes.
« Pour changer les règles en milieu de cycle, nous avons besoin du soutien de la majorité des équipes. Ce n’était pas suffisant comme nous le souhaitions. »
Nik Tombazis
Malgré ces difficultés, Tombazis se montre optimiste quant à l’avenir. Il espère que les nouvelles réglementations techniques, dont les détails n’ont pas été précisés, permettront de réduire à nouveau l’air sale et d’améliorer la qualité des courses.
« Nous en jugerons dans quelques années. J’espère que nous pourrons tous sourire alors. »
Nik Tombazis
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