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La vaccination contre l’hépatite B chez les nouveau-nés prévient les maladies hépatiques graves

Publié le 16 décembre 2025 à 13h06. Une décision controversée aux États-Unis remet en question la vaccination systématique des nouveau-nés contre l'hépatite B, suscitant l'inquiétude des experts et des parents, tandis qu'en Belgique, cette vaccination reste un pilier…

La vaccination contre l’hépatite B chez les nouveau-nés prévient les maladies hépatiques graves

Publié le 16 décembre 2025 à 13h06. Une décision controversée aux États-Unis remet en question la vaccination systématique des nouveau-nés contre l’hépatite B, suscitant l’inquiétude des experts et des parents, tandis qu’en Belgique, cette vaccination reste un pilier de la protection infantile.

  • L’ACIP, le comité consultatif américain sur les pratiques d’immunisation, ne recommande plus systématiquement la vaccination contre l’hépatite B à la naissance.
  • Cette décision, attribuée à des pressions politiques et à l’influence de personnalités anti-vaccins, pourrait entraîner une recrudescence des infections et des complications hépatiques graves.
  • En Belgique, la vaccination contre l’hépatite B reste obligatoire et gratuite pour tous les nourrissons, avec un protocole incluant le dépistage des femmes enceintes.

La vaccination contre l’hépatite B, une infection virale pouvant entraîner des maladies hépatiques chroniques graves telles que la cirrhose et le cancer du foie, est un sujet de débat aux États-Unis. Après plus de 30 ans de recommandation systématique, l’ACIP (Advisory Committee on Immunization Practices), l’instance chargée de définir le calendrier vaccinal américain, a modifié ses recommandations. Cette décision, qui ne s’appuie pas sur de nouvelles données scientifiques, mais plutôt sur des considérations politiques, notamment l’influence croissante de personnalités sceptiques vis-à-vis des vaccins, inquiète la communauté médicale.

Aux États-Unis, jusqu’à présent, tous les nouveau-nés étaient vaccinés contre l’hépatite B dans les 24 heures suivant leur naissance, avec une deuxième injection à l’âge de deux mois, conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie avait permis de réduire de plus de 95 % (soit des milliers d’enfants) le nombre de nouveaux cas d’hépatite B chez les enfants et les adolescents. Les experts craignent que la nouvelle approche de l’ACIP ne compromette ces acquis.

En Belgique, la situation est différente. La vaccination contre l’hépatite B fait partie intégrante du calendrier vaccinal de base gratuit. La première injection est proposée par Kind en Gezin dès l’âge de huit semaines, dans le cadre d’un vaccin combiné protégeant également contre d’autres maladies infectieuses. De plus, chaque femme enceinte est systématiquement testée pour l’hépatite B. Si une femme est porteuse du virus, son bébé reçoit une injection du vaccin dans les 24 heures suivant sa naissance.

L’hépatite B est particulièrement dangereuse lorsqu’elle est contractée à la naissance, entraînant une infection chronique dans près de 90 % des cas. Chez les adultes, ce taux est bien plus faible, autour de 5 %. Il est important de souligner que les calendriers de vaccination sont adaptés à la situation épidémiologique et aux spécificités de chaque pays, en tenant compte de la prévalence des maladies, du fonctionnement du système de santé et des vaccins disponibles. Ils sont régulièrement mis à jour en fonction des nouvelles connaissances scientifiques, comme le démontre la modification récente du schéma vaccinal contre le méningocoque.

Les experts belges, regroupés au sein du Conseil Supérieur de la Santé, évaluent trois critères essentiels pour établir le calendrier vaccinal : le risque réel d’exposition des enfants aux maladies, l’efficacité et la sécurité des vaccins, et l’âge auquel un vaccin offre la meilleure protection. Ils insistent également sur le fait que la vaccination simultanée contre plusieurs maladies ne surcharge pas le système immunitaire des bébés, qui est naturellement capable de gérer un grand nombre de stimuli.

Certains parents s’interrogent sur la sécurité des vaccins. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site allesovervaccineren.be et en discuter avec votre médecin.

La décision américaine soulève des questions sur l’impact des pressions politiques sur les recommandations de santé publique et rappelle l’importance de baser les politiques de vaccination sur des preuves scientifiques solides. L’hépatite B reste une infection grave, et la vaccination demeure le moyen le plus efficace de protéger les enfants contre ses conséquences potentiellement dévastatrices.

Sources :

Belga. Un groupe d’experts américains influents ne souhaite plus que les nouveau-nés soient vaccinés contre l’hépatite B. Het Nieuwsblad. 5 décembre 2025.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.