Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

L’entrepreneur milliardaire Jared Isaacman est confirmé comme nouveau chef de la NASA

Après une saga politique de plus d'un an, Jared Isaacman, un entrepreneur milliardaire, a été confirmé mercredi par le Sénat américain comme administrateur de la NASA. Cette nomination intervient alors que l'agence spatiale américaine se prépare à relever…

L’entrepreneur milliardaire Jared Isaacman est confirmé comme nouveau chef de la NASA

Après une saga politique de plus d’un an, Jared Isaacman, un entrepreneur milliardaire, a été confirmé mercredi par le Sénat américain comme administrateur de la NASA. Cette nomination intervient alors que l’agence spatiale américaine se prépare à relever des défis majeurs, notamment la reprise des missions lunaires et la compétition avec la Chine.

Le vote de confirmation s’est soldé par 67 voix pour et 30 contre. La commission sénatoriale du commerce, des sciences et des transports avait donné son feu vert après une audition le 3 décembre, au cours de laquelle Isaacman avait souligné l’urgence de renvoyer des astronautes américains sur la Lune avant la Chine.

L’histoire de cette nomination est atypique. Initialement choisi par l’ancien président Donald Trump en décembre 2024, Isaacman avait vu sa candidature brutalement retirée cinq mois plus tard, après un « examen approfondi de ses antécédents ». Dans un revirement surprenant, Trump l’a renommé en novembre, estimant que son expérience et sa passion pour l’espace en faisaient le candidat idéal pour diriger la NASA vers une nouvelle ère.

Isaacman, 42 ans, est le fondateur et le PDG de Shift4, une société spécialisée dans le traitement des paiements. Il n’a jamais travaillé directement pour la NASA ou le gouvernement fédéral. Il succède à Sean Duffy, secrétaire aux Transports, qui assurait l’intérim à la tête de l’agence depuis juillet.

Lors de son audition, Isaacman a affirmé que ses priorités seraient le retour sur la Lune et la conquête de la nouvelle course à l’espace avec la Chine. Les deux pays ambitionnent d’établir une présence humaine durable sur notre satellite, mais le programme Artemis de la NASA a accumulé des retards et des dépassements de coûts. Le programme spatial chinois, en revanche, progresse rapidement.

La NASA prévoit d’envoyer quatre astronautes en orbite autour de la Lune l’année prochaine, dans le cadre d’un test crucial de sa nouvelle fusée et de son vaisseau spatial. Si cette mission est couronnée de succès, l’agence espère atterrir un équipage près du pôle Sud lunaire en 2027. La Chine, quant à elle, a annoncé son intention d’envoyer ses propres astronautes sur la Lune d’ici 2030.

Au-delà de ces ambitions lunaires, la NASA est confrontée à des incertitudes concernant son financement et ses objectifs. Le projet de budget initial de l’administration Trump prévoyait une réduction de plus de 6 milliards de dollars (environ 24 %) du financement de l’agence, une proposition qui a suscité une forte opposition au Congrès.

Lors de son audition de confirmation, Isaacman a été interrogé sur le « Projet Athena », un document divulgué qui expose sa vision pour la NASA. Ce plan de 62 pages suggère de donner la priorité aux missions vers Mars, en misant sur la propulsion nucléaire électrique, de restructurer certains centres de la NASA et de modifier en profondeur les opérations scientifiques de l’agence, notamment en favorisant la commercialisation. Isaacman a qualifié ce document de « projet de travail », tout en affirmant qu’il en assumait pleinement la responsabilité. « C’est tout à fait correct », a-t-il déclaré.

Des questions ont également été soulevées concernant les liens d’Isaacman avec Elon Musk, le fondateur et PDG de SpaceX. Isaacman a effectué deux vols spatiaux commerciaux à bord de vaisseaux SpaceX, qu’il a financés personnellement pour un montant non divulgué. Musk avait initialement soutenu la nomination d’Isaacman. L’entrepreneur a minimisé ces liens, expliquant que SpaceX était « la seule organisation capable d’envoyer des astronautes dans l’espace et de les ramener ». « Il n’y a pas de photos de nous dînant, dans un bar, dans un avion ou sur un yacht, parce qu’elles n’existent pas », a-t-il ajouté.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.