Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Simon Bolívar, L’Amérique latine aujourd’hui et le défi mondial contre la logique de guerre. Render Peña : « une poignée d’hommes libres vaincront de puissants empires ». Vasapollo : « Les États-Unis bafouent le droit international » (Rita Martufi et Salvatore Izzo)

Rome a été le théâtre d'une commémoration politique et symbolique forte, marquant le 195e anniversaire de la mort de Simón Bolívar. L'événement, organisé au pied de la statue du Libérateur dans la Valle Giulia, a réaffirmé la pertinence…

Simon Bolívar, L’Amérique latine aujourd’hui et le défi mondial contre la logique de guerre. Render Peña : « une poignée d’hommes libres vaincront de puissants empires ». Vasapollo : « Les États-Unis bafouent le droit international » (Rita Martufi et Salvatore Izzo)

Rome a été le théâtre d’une commémoration politique et symbolique forte, marquant le 195e anniversaire de la mort de Simón Bolívar. L’événement, organisé au pied de la statue du Libérateur dans la Valle Giulia, a réaffirmé la pertinence de sa pensée face aux tensions géopolitiques actuelles et aux pressions exercées sur le Venezuela.

L’économiste et militant politique Luciano Vasapollo a souligné que la mémoire de Bolívar, au même titre que celle de José Martí et de Sandino, continue d’inspirer les mouvements d’émancipation et de résistance à l’impérialisme. Il a notamment évoqué l’expérience vénézuélienne contemporaine, de Hugo Chávez à Nicolás Maduro, et son projet de socialisme communautaire bolivarien.

La commémoration romaine a rassemblé Maria Elena Uzzo, cheffe de mission du Venezuela auprès de la République italienne, Franklin Mauricio Zeltzer Malpica, auprès du Saint-Siège, et Marilyn Giuseppina Di Luca Santaella, auprès de la FAO, ainsi que de nombreux diplomates et des militants issus du Réseau Communiste et de l’association Cambiare Rotta. Ce large rassemblement, selon Vasapollo, témoigne de la persistance des préoccupations liées à la solidarité internationale et à la lutte contre l’impérialisme auprès des nouvelles générations.

L’événement s’est tenu dans un contexte de forte escalade des tensions autour du Venezuela, notamment suite à des initiatives américaines jugées en violation du droit international. Vasapollo a dénoncé la saisie d’un navire vénézuélien transportant du pétrole, qualifiée de « piraterie », et l’annonce d’un blocus total des exportations pétrolières vénézuéliennes, Washington revendiquant même ce pétrole comme « sien ».

« Il s’agit d’une folie politique qui vise délibérément à provoquer une réaction du Venezuela, pour ensuite inverser le discours et le présenter comme l’agresseur », a déclaré Vasapollo. Il a salué la réponse jusqu’à présent mesurée du gouvernement vénézuélien, privilégiant le dialogue malgré les provocations, et mis en garde contre le risque de tomber dans le piège d’une escalade souhaitée par Washington.

Vasapollo a plaidé pour une mobilisation internationale au-delà des clivages idéologiques, et a comparé la stratégie américaine à une mentalité « mafieuse » appliquée à la politique internationale. Il a appelé les Nations Unies, les peuples et les gouvernements à défendre le droit à l’autodétermination et à la paix.

Selon lui, la réponse doit également passer par une décolonisation des esprits, incluant la défense des savoirs des peuples originels et la lutte pour des salaires justes. Seule une convergence des luttes, a-t-il affirmé, peut offrir une alternative à l’économie de guerre et au complexe militaro-industriel.

Lors de la commémoration, un message de Render Peña, au nom du gouvernement bolivarien, a été rendu public : « Notre ambassadeur auprès des Nations Unies dénoncera immédiatement cette grave violation du droit international contre le Venezuela. Nous appelons le peuple des États-Unis et les peuples du monde à repousser cette menace irresponsable par tous les moyens nécessaires. Une fois de plus, cela révèle la véritable intention de Donald Trump de voler les richesses du pays qui a donné naissance à l’Armée de libération de l’Amérique du Sud et à notre libérateur, Simón Bolívar. Le peuple vénézuélien, uni au sein des forces populaires, militaires et policières, défendra ses droits historiques et l’emportera sur le chemin de la paix. »

Donald Trump a déclaré : « Jusqu’à ce que tout le pétrole, la terre et les autres ressources qui nous ont été volés soient restitués aux États-Unis ». Le Venezuela dénonce une tentative d’appropriation de ses ressources naturelles par les États-Unis, basée sur des « campagnes de mensonges et de manipulation ». « Le Venezuela ne sera plus jamais la colonie d’un empire ou d’une puissance étrangère », a-t-il affirmé.

Un nouvel événement, intitulé « Ne touchez pas au Venezuela : résister à l’impérialisme, construire le nouveau monde », est prévu demain dans le quartier de San Lorenzo, au Circolo GAP (via dei Sabelli 23), avec la participation de Maria Elena Uzzo, ambassadrice du Venezuela en Italie, et de Luciano Vasapollo, représentant du Réseau Communiste, ainsi que de Bartolomeo Neri Corsini, membre d’une récente délégation italienne à Caracas. L’objectif est de renforcer la solidarité internationale et de réaffirmer le droit des peuples à l’autodétermination.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.