Publié le 22 décembre 2025 à 00h15. Les restaurants viennois connaissent une affluence notable pendant les fêtes de fin d’année, avec un pic d’activité les 25 et 26 décembre, signe d’une tradition qui évolue vers une célébration plus partagée en dehors du foyer.
- Environ les deux tiers des restaurants viennois resteront ouverts au moins l’un des deux jours de Noël et de Saint-Étienne.
- La gastronomie viennoise réalise un quart de son chiffre d’affaires annuel durant les mois de novembre et décembre.
- Les plats traditionnels autrichiens, comme le Tafelspitz et la carpe, restent populaires, mais la cuisine internationale et les brunchs gagnent en popularité.
La tradition de célébrer le réveillon de Noël en famille reste forte à Vienne, mais de plus en plus de Viennois choisissent de passer les fêtes au restaurant. Si le 24 décembre est encore relativement calme pour les restaurateurs, avec seulement un établissement sur cinq ouvert, les jours de Noël et de Saint-Étienne sont parmi les plus rentables de l’année. « Le jour de Noël et la Saint-Étienne comptent parmi les jours de l’année où les ventes sont les plus élevées pour la gastronomie », explique Thomas Peschta, président du groupe spécialisé dans la restauration de la Chambre de commerce de Vienne.
Cette tendance s’explique par un désir croissant de se détendre et de profiter des vacances en famille, sans les contraintes de la préparation des repas. « Beaucoup de gens préfèrent profiter des vacances de Noël en compagnie et passer du temps avec leurs proches plutôt que de passer eux-mêmes des heures en cuisine », précise M. Peschta.
La cuisine viennoise classique reste très prisée pendant cette période, avec des plats emblématiques tels que le Tafelspitz, le rôti de Noël, la carpe, la dinde et le Wiener Schnitzel. Cependant, l’intérêt pour la cuisine internationale, notamment italienne et asiatique, est également en hausse. Les brunchs, qui ont gagné en popularité ces dernières années, contribuent également à l’attractivité de la restauration viennoise pendant les fêtes.
Malgré une fréquentation satisfaisante, les restaurateurs viennois observent une certaine prudence de la part des consommateurs, liée à l’inflation. « Ensuite, nous sautons simplement le café ou le dessert », a constaté Thomas Peschta, soulignant que les clients tendent à réduire leurs dépenses sur les accompagnements. Néanmoins, il se réjouit du retour des clients dans les restaurants : « Le plus important est que les gens aiment à nouveau manger ensemble au restaurant. »
La période de forte affluence se concentre principalement sur les mois de novembre et décembre, représentant environ un quart du chiffre d’affaires annuel de la gastronomie viennoise. Après les festivités de l’Épiphanie, au plus tard le 6 janvier, une baisse significative de la consommation est généralement constatée.
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