Publié le 22 décembre 2025 17:09:00. Les tensions commerciales avec les États-Unis expliquent en partie le faible intérêt de la Chine pour le soja américain ces derniers mois, alors que Pékin se tourne vers le Brésil et l’Argentine pour ses approvisionnements. Malgré un regain récent d’achats, des défis de stockage pourraient freiner une reprise durable.
- La Chine n’a pas importé de soja américain pendant trois mois consécutifs.
- Les importations de soja brésilien ont augmenté de 7 %, et celles d’Argentine de 62,5 %.
- Des problèmes de stockage et des marges de bénéfices faibles pourraient limiter la capacité de la Chine à absorber de nouvelles importations.
Jim McCormick, cofondateur d’AgMarket.Net, estime que le manque d’importations de soja américain par la Chine n’est pas une surprise, compte tenu des frictions commerciales récentes. Il explique que la Chine a privilégié d’autres sources d’approvisionnement pour répondre à ses besoins.
« Ce que vous voyez dans cette publication de données sur le commerce d’importation en provenance de Chine vous montre à quel point ils ont choisi d’ignorer essentiellement le marché américain, et ils répondaient à leurs besoins de demande à partir d’autres sources, c’est pourquoi vous ne voyez aucune livraison de haricots américains en Chine jusqu’en novembre. »
Jim McCormick, cofondateur d’AgMarket.Net
Les données confirment cette tendance : les importations de soja américain ont diminué de 5,9 % sur un an, tandis que celles du Brésil et de l’Argentine ont progressé de 7 % et 62,5 % respectivement. Cependant, M. McCormick note que la Chine a recommencé à acheter du soja américain, ce qui pourrait entraîner une augmentation des livraisons dans les mois de décembre, janvier et février.
Néanmoins, des obstacles importants subsistent. Selon M. McCormick, la Chine est confrontée à des difficultés de stockage et à des marges de bénéfices faibles dans le secteur de la transformation du soja et de l’alimentation animale. Pékin a même commencé à vendre aux enchères des stocks de céréales afin de libérer de l’espace pour les nouvelles importations.
« Leurs marges de trituration ne sont pas si bonnes. Leurs marges d’alimentation ne sont pas si bonnes. [La Chine] a commencé à vendre aux enchères une partie de ses céréales à partir de ses réserves. Ils doivent se débarrasser de ces céréales pour pouvoir réapprovisionner celles qu’ils achètent chez nous. »
Jim McCormick, cofondateur d’AgMarket.Net
Malgré ces défis, M. McCormick se montre optimiste quant au respect par la Chine de ses engagements commerciaux, notamment en raison de son besoin de puces informatiques américaines de pointe et de son accord d’acheter du soja américain, même si cela représente un coût économique pour le pays.
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