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Il y a une autre plainte contre l’homme d’affaires Marcelo Porcel et les victimes sont déjà au moins 11

Publié le 22 décembre 2025 18:27:00. Une nouvelle plainte pour abus sexuels sur mineurs a été déposée dans l'affaire impliquant un père d'élève du prestigieux collège Palermo Chico à Buenos Aires, alors que l'homme a obtenu l'autorisation de…

Il y a une autre plainte contre l’homme d’affaires Marcelo Porcel et les victimes sont déjà au moins 11

Publié le 22 décembre 2025 18:27:00. Une nouvelle plainte pour abus sexuels sur mineurs a été déposée dans l’affaire impliquant un père d’élève du prestigieux collège Palermo Chico à Buenos Aires, alors que l’homme a obtenu l’autorisation de quitter l’Argentine. L’enquête, qui dure depuis plus d’un an, révèle un schéma troublant de rencontres secrètes, d’alcool et de pressions financières.

  • Une nouvelle victime s’est ajoutée aux plus de dix plaignants dans cette affaire d’abus présumés.
  • Marcelo Porcel, le père d’élève mis en cause, a reçu l’autorisation judiciaire de voyager à Punta del Este, en Uruguay, jusqu’au 5 janvier 2026.
  • Les avocats des plaignants demandent un renforcement du contrôle de ses déplacements et une convocation à enquête.

L’affaire, qui a débuté le 5 juillet 2024 avec un dépôt de plainte devant le Tribunal Pénal et Correctionnel National n°50, sous la responsabilité de Carlos-Manuel Bruniard et avec l’intervention du Parquet National Pénal et Correctionnel n°1, prend une nouvelle tournure avec cette nouvelle déposition, enregistrée le 19 décembre 2025. Selon des sources proches de l’enquête, le tribunal n’avait pas encore eu le temps d’analyser cette nouvelle plainte au moment de la publication de ces informations.

Parallèlement, et toujours selon les conseils des plaignants, Marcelo Porcel a obtenu le feu vert de la justice, avec l’accord du ministère public, pour quitter le territoire argentin le 17 décembre. Il a annoncé son intention de séjourner à Punta del Este jusqu’au 5 janvier 2026. Des rumeurs circulaient ce week-end concernant un possible retour vendredi, mais ces informations n’apparaissaient pas sur la plateforme LEX 100, outil permettant aux parties prenantes de consulter le dossier, selon les mêmes sources.

L’enquête porte sur des faits qui se seraient déroulés entre 2022 et 2024, dans plusieurs lieux de Buenos Aires, notamment la Tour Le Parc, dans le quartier de Palermo Chico, un appartement situé en face de cet immeuble, et un bureau près de l’Obélisque. Les témoignages recueillis décrivent une dynamique débutant par des rencontres au domicile de l’accusé, la fourniture de boissons alcoolisées à des adolescents et des incitations financières liées à la consommation d’alcool.

Certaines de ces réunions auraient été organisées de nuit dans les bureaux de Marcelo Porcel, avec des transferts assurés et des instructions de secret, comme le révèlent des échanges de messages récupérés par les enquêteurs. Les plaignants affirment que l’argent et l’alcool étaient utilisés comme des outils de contrôle et de recrutement.

Une mesure de précaution est en vigueur, interdisant à Marcelo Porcel tout contact avec les victimes présumées, leurs familles et les témoins, ainsi que l’accès à l’école Palermo Chico et au club Gimnasia y Esgrima de Buenos Aires (GEBA), dans un rayon de 300 mètres.

L’affaire a débuté grâce au témoignage de six camarades du fils de l’accusé, et le nombre de plaignants n’a cessé d’augmenter au fil des mois. LA NATION a protégé l’identité des victimes, toutes mineures. La majorité d’entre elles ont témoigné devant la Chambre Gesell, et les expertises psychologiques ont été intégrées au dossier. Le Défenseur des mineurs qui assiste les victimes a récemment demandé à ce que Marcelo Porcel soit convoqué pour un interrogatoire et a plaidé pour un renforcement des mesures de contrôle à la sortie du pays, compte tenu de la gravité des faits, du nombre de victimes et de la présence de documents intimes d’enfants.

Les perquisitions menées aux domiciles liés à l’accusé ont permis de saisir des téléphones portables et d’autres appareils électroniques. L’analyse du téléphone portable de Marcelo Porcel a révélé des conversations pertinentes pour l’accusation, ainsi que des photographies d’amis de ses enfants dans un état de nudité, des images confirmées par les parents qui y ont eu accès.

Contacté par LA NATION, Marcelo Porcel a affirmé que les enquêtes médico-légales n’avaient révélé aucun abus et que la véracité des déclarations de certaines victimes présumées était remise en question. L’enquête se poursuit néanmoins, avec de nouveaux témoignages devant la Chambre Gesell, des analyses d’appareils électroniques et de nouvelles dépositions des plaignants.

La direction de l’école Palermo Chico a indiqué qu’elle avait activé les protocoles en vigueur suite aux allégations concernant des événements survenus en dehors de l’établissement scolaire et impliquant des élèves. Le Conseil des droits des filles, des garçons et des adolescents a été impliqué, et la situation a été signalée aux autorités éducatives compétentes. L’établissement a également précisé que la famille de l’accusé ne faisait plus partie de la communauté éducative, suite à la publication de l’affaire dans LA NATION.

La décision concernant la convocation à enquête est toujours en attente. Le tribunal a choisi d’attendre que tous les témoignages soient recueillis devant la Chambre Gesell afin de regrouper toutes les accusations lors de l’interrogatoire et d’éviter que l’accusé ne soit convoqué à plusieurs reprises. Les parents d’élèves ont déposé un mémoire soulignant que, lorsqu’il s’agit de protéger les droits des mineurs, l’efficacité procédurale ne doit pas primer sur la nécessité d’agir rapidement.

Les éléments du dossier révèlent un schéma qui dépasse la simple succession des faits. Les entretiens protégés, les expertises et les témoignages de professionnels de la santé mentale font état de peur, de confusion et de honte face à un adulte doté de pouvoir et de visibilité sociale. Des descriptions de l’utilisation de crèmes dans des contextes intimes et des messages anticipant des rencontres avec de l’alcool en échange d’argent se répètent dans le temps et dans les lieux.

Selon les archives, le terme « shubidubi » était utilisé dans les groupes de discussion pour désigner ces rencontres, et l’organisateur se faisait appeler « le capitaine ». La justice a recueilli les déclarations des professionnels qui ont pris en charge les victimes présumées, et ces rapports n’ont pas été contestés par la défense.

La nouvelle plainte déposée vendredi dernier porte à plus de dix le nombre de plaignants dans cette affaire. Selon les sources consultées, une condamnation de Marcelo Porcel pourrait entraîner une peine de prison ferme en raison de la pluralité des victimes et de la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Les avocats des plaignants estiment que le départ de Marcelo Porcel du pays, bien qu’autorisé, renforce la nécessité de mesures de contrôle de son retour et de sa comparution, d’où leur insistance sur l’interdiction de quitter le territoire et la conservation de ses documents de voyage.

Dans ce contexte, les familles poursuivent leur parcours judiciaire et thérapeutique, avec des entretiens protégés, des expertises et des dépositions formelles. L’objectif principal, selon les sources de la plainte, est de renforcer l’enquête avec de nouvelles preuves, de définir la convocation à enquête et de garantir l’intérêt supérieur des filles, des garçons et des adolescents concernés.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.