La police britannique a annoncé ce mardi qu’elle ne poursuivrait pas en justice le rappeur Pascal Robinson-Foster, alias Bobby Vylan, suite aux chants pro-palestiniens qu’il a scandés lors du festival de Glastonbury en juin dernier. L’affaire avait suscité une vive polémique et une enquête criminelle avait été ouverte.
Les chants, notamment « Mort à l’armée israélienne » (littéralement « death to the IDF »), avaient été entonnés sur la scène West Holts du festival le 28 juin, lors de la prestation du duo punk Bob Vylan. Peu après, la police d’Avon and Somerset avait annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle, confiée à un enquêteur senior.
Dans un communiqué publié ce mardi, la police a précisé qu’après examen de toutes les preuves, « elles ne remplissent pas le seuil criminel défini par le Crown Prosecution Service (CPS) – le service public britannique des poursuites pénales – pour engager des poursuites contre qui que ce soit ». Elle a ajouté qu’il n’y avait « pas suffisamment de preuves pour qu’il existe une perspective réaliste de condamnation ».
Un homme d’une trentaine d’années a été interrogé volontairement en novembre dans le cadre de l’enquête et a été informé de cette décision plus tôt dans la journée. La police a souligné que les propos tenus à Glastonbury avaient provoqué « une vive colère, prouvant que les mots ont des conséquences réelles ». Elle a affirmé avoir mené une enquête approfondie, en considérant toutes les infractions pénales potentielles et en sollicitant des conseils juridiques.
Cette décision intervient après une annonce similaire de la police métropolitaine de Londres, qui a également classé son enquête concernant une représentation du groupe à Londres, sur les conseils du CPS.
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