Publié le 23 décembre 2025 à 22h48. De nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein révèlent des échanges de courriels troublants impliquant le prince Andrew et Ghislaine Maxwell, ainsi qu’une demande d’assistance américaine pour l’interroger.
- Des courriels échangés en 2001 et 2002 mentionnent des références à Balmoral, résidence royale, et à des “amis inappropriés”.
- Le ministère américain de la Justice avait sollicité l’aide des autorités britanniques pour interroger le prince Andrew en 2020.
- L’ancien président américain Donald Trump est également mentionné dans les documents, avec des allégations concernant ses voyages à bord de l’avion privé d’Epstein.
De nouveaux documents relatifs à l’affaire Jeffrey Epstein, publiés mardi, ont mis en lumière des échanges de courriels datant du début des années 2000, impliquant Ghislaine Maxwell et une personne identifiée uniquement par l’initiale “A”. Ces courriels, qui ne révèlent aucun acte répréhensible en soi, font référence à un séjour à Balmoral, la résidence écossaise de la famille royale britannique, et à la recherche de “nouveaux amis inappropriés”.
Un courriel envoyé à Maxwell le 16 août 2001, commence par la mention : « Je suis ici au camp d’été de Balmoral pour la famille royale. » Plus loin, l’expéditeur demande : « Comment va Los Angeles ? M’as-tu trouvé de nouveaux amis inappropriés ? » avant de signer « À bientôt A xxx ». Maxwell a répondu le même jour, indiquant qu’elle n’avait trouvé que des “amis appropriés”.
Ces échanges interviennent alors que le ministère américain de la Justice (DOJ) a publié une série de documents liés à deux enquêtes criminelles sur Jeffrey Epstein. Le Congrès américain avait adopté une loi exigeant la publication intégrale de ces dossiers avant le 19 décembre.
Par ailleurs, une demande formelle du DOJ datant d’avril 2020 a été révélée, sollicitant l’aide des autorités britanniques pour “interroger SAR le prince Andrew Albert Christian Edward” au sujet de ces enquêtes. La note du DOJ précise que l’enquête avait révélé que le prince Andrew “aurait pu être témoin et/ou participant à certains événements pertinents pour l’enquête en cours”. Il est cependant souligné qu’Andrew n’était pas considéré comme une “cible” de l’enquête et qu’aucune preuve n’avait été recueillie suggérant qu’il avait commis un crime au regard de la loi américaine.
Les documents révèlent également qu’une adresse électronique – [email protected] – était répertoriée dans l’annuaire téléphonique d’Epstein sous le contact intitulé “Duke of York”. Un autre échange entre Maxwell et “The Invisible Man” mentionne un voyage prévu au Pérou, avec des discussions sur des activités et des rencontres potentielles.
L’ancien prince Andrew a perdu ses titres de prince et de duc d’York en octobre dernier, suite à un examen minutieux de ses liens avec Epstein. Il avait précédemment nié toute implication dans les agissements d’Epstein, affirmant n’avoir « vu, été témoin ou soupçonné aucun comportement du genre qui a conduit par la suite à son arrestation et condamnation ».
Enfin, l’ancien président américain Donald Trump est également mentionné dans les documents, notamment dans un courriel de 2020 d’un avocat adjoint américain suggérant qu’il avait voyagé à bord du jet privé d’Epstein “beaucoup plus de fois qu’on ne l’avait rapporté auparavant”. Trump a nié ces allégations sur son réseau social Truth Social, affirmant n’avoir “jamais été dans l’avion d’Epstein”. Le DOJ a également déclaré que certains dossiers publiés mardi contenaient des “allégations fausses et sensationnalistes” à l’encontre de Trump.
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