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Khaled Meshaal sur les négociations à Gaza (via dropsite)

Khaled Meshaal, figure historique du Hamas, a nuancé sa position sur un éventuel désarmement du mouvement palestinien dans des entretiens récents, révélant des divergences notables entre ses déclarations publiques et ses propos tenus en privé. Ces échanges, menés…

Khaled Meshaal sur les négociations à Gaza (via dropsite)

Khaled Meshaal, figure historique du Hamas, a nuancé sa position sur un éventuel désarmement du mouvement palestinien dans des entretiens récents, révélant des divergences notables entre ses déclarations publiques et ses propos tenus en privé. Ces échanges, menés les 9 et 11 décembre, ont été diffusés par Al-Jazeera et DropSite News, offrant un aperçu des complexités des négociations en cours.

La question du désarmement, exigée par Israël et les États-Unis, constitue un point de friction majeur. Si Al-Jazeera rapportait que M. Meshaal considérait un désarmement comme un acte qui « enlèverait l’âme » du Hamas, l’interview accordée à DropSite News a révélé une approche plus ouverte à des garanties et à des compromis.

« Nous ne voulons affronter personne, mais nous n’accepterons pas d’être désarmés par la force », a déclaré M. Meshaal à Jeremy Scahill. « Nous leur avons dit : si vous voulez des résultats, recherchons une approche réaliste qui inclut des garanties. » Il a précisé que le Hamas serait disposé à mettre de côté ses armes, à condition que des assurances soient fournies quant à leur non-utilisation et à leur non-exposition. Il a souligné la crédibilité du Hamas en matière de respect des engagements passés.

M. Meshaal a également abordé la question du déploiement d’une force de stabilisation internationale à Gaza. Il a exprimé son acceptation de cette force aux frontières, en tant que séparateur entre les territoires palestinien et israélien, mais a fermement rejeté l’idée d’un déploiement à l’intérieur de Gaza, tel que souhaité par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Nous acceptons [la Force internationale de stabilisation] aux frontières comme forces de séparation entre le côté palestinien et le côté israélien, et non pas en tant que forces déployées à l’intérieur de Gaza, comme cela était prévu pour elles et comme le souhaite Netanyahu », a-t-il affirmé.

Le leader du Hamas a proposé une trêve (hudna) de cinq, sept ou dix ans, soulignant l’engagement du mouvement à respecter les périodes de calme, contrairement à Israël, selon lui, qui les aurait systématiquement violées par le passé. Il a également suggéré que le Qatar, la Turquie, l’Égypte et d’autres pays arabes et islamiques pourraient servir de garants pour le respect de cet accord.

Dans un geste inattendu, M. Meshaal a adressé un appel direct à l’ancien président américain Donald Trump, faisant appel à son « pragmatisme » et à son intérêt pour la stabilité régionale. Il a évoqué la nécessité de trouver une solution durable à la situation à Gaza, la qualifiant de « plaie saignante » qui préoccupe la communauté internationale.

M. Meshaal a rappelé les efforts passés du Hamas pour s’engager politiquement, citant notamment sa participation aux élections législatives de 2006, malgré son opposition initiale à l’accord d’Oslo. Il a souligné que le Hamas avait remporté ces élections de manière décisive, mais que les États-Unis et Israël avaient ensuite mis en œuvre une stratégie visant à renverser les résultats et à imposer un siège sévère à Gaza.

Ces entretiens, selon certains observateurs, pourraient constituer un élément important pour comprendre l’évolution de la position du Hamas et les perspectives de négociations futures. Des transcriptions d’entretiens antérieurs menés avec M. Meshaal en 2008 et 2009 ont également été récemment rendus publics.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.