Publié le 24 septembre 2025. Un nouveau plan de paix, articulé autour de vingt points, a été dévoilé par le président Zelensky, qui maintient l’Ukraine sur la voie de l’adhésion à l’OTAN tout en prévoyant des élections prochaines et un contrôle conjoint de la centrale de Zaporijia.
- La ligne de démarcation actuelle entre les forces ukrainiennes et russes est reconnue comme la ligne de contact.
- L’Ukraine ne renoncera pas officiellement à son ambition d’intégrer l’OTAN, laissant la décision finale aux membres de l’alliance.
- La centrale nucléaire de Zaporijia sera désormais gérée conjointement par l’Ukraine, les États-Unis et la Russie.
Le président Zelensky a exposé hier aux journalistes les contours d’une nouvelle proposition de paix visant à mettre fin au conflit avec la Russie. Ce plan, composé de vingt points, met l’accent sur la souveraineté de l’Ukraine et la mise en place de garanties de sécurité robustes, tout en ouvrant la voie à des élections dans un avenir proche.
Selon les termes de l’accord, la ligne de positionnement des troupes, telle qu’elle existe actuellement, est officiellement reconnue comme la ligne de contact. Un groupe de travail sera chargé de déterminer les conditions d’un éventuel repositionnement des forces et de l’établissement de zones économiques spéciales. Des forces internationales pourraient être déployées le long de cette ligne pour surveiller le respect des accords.
Un point crucial de cette nouvelle proposition est que l’Ukraine ne sera pas contrainte de renoncer à son objectif d’adhésion à l’OTAN. Zelensky a affirmé :
« C’est aux membres de l’alliance de choisir s’ils veulent ou non l’Ukraine. Notre choix est déjà fait. Nous avons rejeté les propositions de modifications à la Constitution ukrainienne qui l’empêcheraient d’adhérer à l’OTAN. »
Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine
L’accord prévoit également l’organisation d’élections en Ukraine “dès que possible” après sa signature. Par ailleurs, la gestion de la centrale nucléaire de Zaporijia sera désormais assurée conjointement par l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, une évolution par rapport aux propositions initiales qui excluaient Kiev de ce processus.
Le plan de paix comprend des engagements précis en matière de sécurité, notamment le maintien d’une armée ukrainienne forte de 800 000 soldats en temps de paix. Les États-Unis, l’OTAN et les pays européens s’engagent à fournir à l’Ukraine des garanties de sécurité sur la base de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. En cas d’invasion russe, des sanctions internationales seraient rétablies, tandis qu’une agression ukrainienne sur le territoire russe entraînerait la suspension de ces garanties.
La Russie s’engagerait également à formaliser une politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine dans ses lois et documents officiels. L’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne est également prévue, avec un accès préférentiel au marché européen à court terme.
Un programme de développement économique ambitieux est également au cœur de l’accord, avec la création d’un fonds de développement ukrainien doté de 200 milliards de dollars, financé par les États-Unis et les pays européens. Ce fonds soutiendrait des secteurs clés tels que la technologie, les centres de données, l’intelligence artificielle, ainsi que la reconstruction des infrastructures énergétiques et des zones dévastées par la guerre.
Enfin, l’accord prévoit la création d’un comité humanitaire pour résoudre les questions en suspens, notamment l’échange de tous les prisonniers de guerre et la libération des civils et otages détenus. La Fédération de Russie devra retirer ses troupes des régions de Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv pour que l’accord entre en vigueur.
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