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John Robertson obituary: Nottingham Forest great was ‘the Picasso of football’

Il était l'architecte secret du succès de Nottingham Forest dans les années 1970 et 1980. L'ailier écossais John Robertson, décédé récemment, est célébré comme l'un des joueurs les plus influents de son époque, grâce à une vision unique…

John Robertson obituary: Nottingham Forest great was ‘the Picasso of football’

Il était l’architecte secret du succès de Nottingham Forest dans les années 1970 et 1980. L’ailier écossais John Robertson, décédé récemment, est célébré comme l’un des joueurs les plus influents de son époque, grâce à une vision unique du jeu et à la confiance inébranlable de son entraîneur, Brian Clough.

Robertson a rejoint Forest en 1970, après avoir joué pour l’Écosse en équipes de jeunes. Il n’avait pas réussi à s’imposer dans l’équipe première avant l’arrivée de Clough, mais ce dernier a rapidement décelé un potentiel insoupçonné. Dans son autobiographie, Clough décrivait Robertson comme un athlète professionnel improbable : « Rarement a-t-on pu voir un sportif professionnel avec un aspect plus improbable… négligé, en mauvaise forme, une perte de temps… mais quelque chose me disait qu’il valait la peine de persévérer et il est devenu l’un des meilleurs passeurs que j’aie jamais vus. »

Clough insistait sur le talent brut de Robertson, malgré ses lacunes physiques. Il confiait : « Si un jour, je ne me sentais pas très bien, je m’asseyais à côté de lui. J’étais un véritable Errol Flynn en comparaison. Mais donnez-lui un ballon et un mètre de terrain, et il était un artiste, le Picasso de notre jeu. »

L’affection était réciproque. Robertson reconnaissait : « Je savais qu’il m’appréciait, mais je l’adorais. Je n’aurais pas eu de carrière sans lui. »

Entre décembre 1976 et décembre 1980, Robertson a enchaîné 243 matchs consécutifs, devenant un pilier de l’équipe. Malgré l’arrivée de joueurs de renom tels que le gardien de but anglais Peter Shilton et Francis, le premier joueur britannique à coûter 1 million de livres sterling (environ 1,16 million d’euros), c’était Robertson qui faisait tourner la machine de Forest.

En 1977-1978, lors de leur première saison de retour en première division sous la direction de Clough, Robertson a joué un rôle déterminant dans la conquête du titre. Il a notamment marqué le but vainqueur contre Liverpool en prolongation lors de la finale de la Coupe de la Ligue à Old Trafford.

Son influence ne passa pas inaperçue. L’ancien coéquipier de Robertson, Martin O’Neill, affirmait : « Il a été le joueur le plus influent d’Europe pendant peut-être trois ans et demi à quatre ans. » John McGovern, capitaine de Forest sous Clough, le comparait même à Ryan Giggs, mais avec un pied gauche tout aussi performant.

Paradoxalement, Robertson lui-même admettait ne pas être rapide et ne pas savoir tacler. Clough, cependant, ne s’en souciait pas, préférant lui donner la liberté de se concentrer sur ses points forts. C’était un mariage parfait entre un entraîneur visionnaire et un joueur atypique.

Un épisode célèbre illustre la confiance de Clough en Robertson. Avant la finale de la Coupe d’Europe 1980 contre Hambourg, qui comptait dans ses rangs le capitaine allemand Kevin Keegan, Clough fut interrogé sur la capacité du défenseur droit allemand, Manfred Kaltz, à neutraliser Robertson. Sa réponse fut lapidaire : « Nous avons un petit bonhomme rond qui va le retourner. Un gaucher très talentueux, incroyablement habile. »

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.