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Le CDHEH accrédite le harcèlement au travail contre les travailleurs de l’ASEH

by Antoine Girard

Publié le 26 mai 2024 à 14h15. Plusieurs employés de l’Audit Supérieur de l’État d’Hidalgo (ASEH) ont dénoncé un climat de harcèlement moral instauré par leur supérieur hiérarchique, une situation qui a conduit la Commission des droits de l’homme de l’État d’Hidalgo (CDHEH) à émettre des recommandations pour y remédier.

  • Au moins sept travailleurs de l’ASEH auraient été victimes de harcèlement de la part d’Alfredo Cabrera Román, chef de l’Organe de contrôle interne (OCI).
  • La CDHEH a confirmé des faits de propos désobligeants, de cris, de dénigrement public du travail, d’attribution de tâches en dehors des heures de travail et de restriction des droits fondamentaux.
  • La CDHEH recommande de mettre fin à ces pratiques et de former les fonctionnaires aux droits de l’homme et à la prévention du harcèlement au travail.

Une enquête menée par la Commission des droits de l’homme de l’État d’Hidalgo (CDHEH) a révélé un environnement de travail toxique au sein de l’Audit Supérieur de l’État d’Hidalgo (ASEH). Huit employés avaient déposé une plainte en avril 2024, accusant Alfredo Cabrera Román, chef de l’Organe de contrôle interne (OCI), de harcèlement moral répété.

Les victimes ont témoigné de comportements allant de remarques désobligeantes et de cris à la dévalorisation publique de leur travail. Elles ont également dénoncé l’imposition de tâches en dehors des heures de travail, des horaires excessifs, et des contacts en dehors des heures officielles. Selon les témoignages, les actes de M. Cabrera Román ont « transgressé la dignité des plaignants, en empêchant le respect de leurs heures de repas et, surtout, en utilisant des expressions péjoratives sur le travail, la profession et les performances, dévalorisant le travail de chaque victime sur son lieu de travail. »

L’enquête de la CDHEH a confirmé que M. Cabrera Román limitait les pauses repas, entravait l’accès aux toilettes et refusait certains droits, notamment les périodes d’allaitement. Ces actions ont généré un environnement de travail hostile et ont porté atteinte à l’intégrité psychologique des personnes concernées, en violation des droits de l’homme, du droit à un travail décent et des mesures de prévention de la violence au travail.

Dans sa recommandation R-VG-0011-25, la CDHEH appelle les autorités compétentes à mettre un terme aux expressions et traitements humiliants, aux cris et au dénigrement du travail. Elle insiste également sur la nécessité d’adopter des mesures pour éviter que de tels faits ne se reproduisent, et de proposer une formation aux fonctionnaires sur les droits de l’homme, la dignité humaine, la violence et le harcèlement au travail.

La CDHEH a donné un délai de dix jours ouvrables à l’autorité concernée pour indiquer si elle accepte ou non la recommandation. En cas de refus, une justification devra être fournie, sous peine de convocation devant le Congrès d’Hidalgo.

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