Publié le 26 décembre 2025 09h15. Le gouvernement indien vient d’introduire une nouvelle norme de qualité pour les bâtons d’encens (agarbatti), interdisant l’utilisation de certaines substances chimiques potentiellement nocives pour la santé et l’environnement. Cette mesure vise à renforcer la confiance des consommateurs et à soutenir une industrie en pleine croissance, tout en préservant le savoir-faire traditionnel.
- Une nouvelle norme indienne (BIS) encadre la fabrication des bâtons d’encens, fixant des critères de qualité et interdisant l’usage de produits chimiques dangereux.
- La liste des substances interdites comprend des insecticides comme l’aléthrine et le fipronil, ainsi que certains intermédiaires de parfum synthétiques.
- L’Inde, premier producteur et exportateur mondial d’agarbatti, ambitionne de renforcer sa position sur le marché international grâce à cette nouvelle réglementation.
Cette nouvelle réglementation, élaborée par le Bureau of Indian Standards (BIS), intervient alors que la demande mondiale de produits d’encens est en hausse. Les autorités indiennes ont pris cette décision suite à des études internationales et à l’évolution des réglementations, notamment en Europe, qui ont mis en évidence les risques potentiels liés à l’utilisation de certains produits chimiques synthétiques dans les produits parfumés. Selon le ministère de la Consommation, cette norme permettra de garantir des produits plus sûrs et une qualité constante pour les consommateurs.
La liste des substances désormais interdites comprend des insecticides tels que l’aléthrine, la perméthrine, la cyperméthrine, la deltaméthrine et le fipronil, ainsi que des intermédiaires de parfum synthétiques comme le cyanure de benzyle, l’acrylate d’éthyle et la diphénylamine. Ces composés sont souvent restreints ou interdits à l’échelle internationale en raison de leur impact potentiel sur la santé humaine – notamment des irritations respiratoires, des réactions allergiques et des effets neurologiques – ainsi que sur la qualité de l’air intérieur et la sécurité écologique.
La norme distingue différents types d’agarbattis : ceux fabriqués à la machine, ceux fabriqués à la main et les variétés traditionnelles. Elle définit des critères précis pour les matières premières, la qualité de combustion, la performance des parfums et les paramètres chimiques. Les produits conformes à cette nouvelle norme pourront arborer le label de qualité BIS, facilitant ainsi le choix des consommateurs.
L’industrie indienne de l’agarbatti, estimée à environ 8 000 crores de roupies (environ 950 millions d’euros) par an, représente un secteur économique important, avec des exportations d’une valeur de près de 1 200 crores de roupies (environ 140 millions d’euros) vers plus de 150 pays, dont les États-Unis, la Malaisie, le Nigeria, le Brésil et le Mexique. Ce secteur emploie un grand nombre d’artisans, de micro-entrepreneurs et de petites et moyennes entreprises (PME), en particulier dans les zones rurales et semi-urbaines.
Le gouvernement indien affirme que cette nouvelle norme devrait non seulement renforcer la confiance des consommateurs et promouvoir des pratiques de fabrication éthiques et durables, mais aussi soutenir les artisans traditionnels et améliorer l’accès aux marchés mondiaux. Il s’agit, selon les autorités, d’un engagement fort en faveur de la protection du patrimoine culturel indien, tout en alignant les industries locales sur les normes internationales de qualité et de sécurité.