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Paranoia, pop-dubstep and perfectly odd gems: the best old music we discovered this year | Culture

De la redécouverte d’un classique disco italien à une conversion tardive à l’œuvre de Bob Dylan, l’année 2025 a été riche en révélations musicales inattendues pour nos chroniqueurs. Ces plongées dans des albums oubliés ou ignorés ont souvent…

Paranoia, pop-dubstep and perfectly odd gems: the best old music we discovered this year | Culture

De la redécouverte d’un classique disco italien à une conversion tardive à l’œuvre de Bob Dylan, l’année 2025 a été riche en révélations musicales inattendues pour nos chroniqueurs. Ces plongées dans des albums oubliés ou ignorés ont souvent révélé des échos surprenants avec le présent, ou des connexions insoupçonnées entre des artistes de différentes générations.

Pour certains, il s’agissait de combler un vide. Laura Snapes raconte ainsi sa découverte tardive de l’œuvre de Bob Dylan, une « conversion damascène » qui a fait de l’artiste américain son musicien le plus écouté de l’année. Après avoir assisté à un concert à Leeds où il a interprété des versions impeccables de It’s All Over Now, Baby Blue et Desolation Row, elle décrit l’expérience comme un moment de « kismet », une chance unique de partager un moment avec une œuvre fondatrice et intemporelle.

D’autres ont été frappés par la pertinence inattendue de certains albums. Alexis Petridis souligne la prémonition troublante de Mansions (1968) des Mamas and the Papas. Cet album, qui tranche radicalement avec l’image ensoleillée du groupe, dépeint une ambiance paranoïaque et inquiétante, qui résonne étrangement avec les événements tragiques qui ont marqué la fin des années 1960, notamment les meurtres commis par la secte de Charles Manson. Le groupe avait d’ailleurs abordé des thèmes similaires dans leur premier album, avec la chanson Strange Young Girls, qui décrit des âmes perdues que Manson allait manipuler.

La découverte peut aussi être le fruit du hasard. Elle Hunt a fait l’expérience de l’« effet Katy B », un biais cognitif qui fait que l’on remarque soudainement quelque chose de nouveau partout où l’on va. Après avoir entendu Katy B pour la première fois lors d’un festival en Angleterre, elle a ensuite retrouvé sa musique à plusieurs reprises, ce qui lui a permis de se connecter à un moment de la culture britannique qu’elle avait manqué. L’album Katy on a Mission (2011) lui a offert une « seconde jeunesse » et une alternative rafraîchissante à la pop des années 2010, qu’elle juge désormais trop sirupeuse.

Parfois, la redécouverte passe par une influence indirecte. Alastair Shuttleworth a longtemps été fasciné par un extrait de l’œuvre de Roberto De Simone, Secondo Coro Delle Lavandaie, grâce au duo électro-punk Dame Area. C’est en écoutant l’intégralité de l’opéra folk La Gatta Cenerentola (1976) de De Simone, après le décès de l’artiste, qu’il a pris conscience de la richesse de son œuvre, qui célèbre le folklore napolitain et les traditions musicales de sa ville.

D’autres rencontres fortuites ont révélé des pépites méconnues. Jason Okundaye a découvert le groupe Opal grâce à une référence dans une chanson de Mr Vegas, et a été immédiatement séduit par l’inventivité et l’érotisme de leur EP You Ready (2012). De même, Matt Mills a déniché un CD/DVD du concert d’Ulver à l’Opéra national norvégien dans une boutique d’occasion, et a été émerveillé par la dimension immersive et mystique de cette performance.

Enfin, certains ont renoué avec des artistes qu’ils pensaient connaître. Ammar Kalia a redécouvert Labi Siffre en explorant les vinyles de son père, et a été surpris par la profondeur et la complexité de son album Crying Laughing Loving Lying (1972). Safi Bugel a trouvé un charme inattendu dans l’album Once Around the Block (2000) de Badly Drawn Boy, qu’elle avait initialement associé à la « landfill indie » des années 2000. Claire Biddles, quant à elle, a été captivée par la simplicité et l’efficacité du titre One for You, One for Me (1978) du duo italien La Bionda, qu’elle a découvert grâce au film The Brutalist.

Ces expériences témoignent de la richesse et de la diversité du paysage musical, et de la capacité de la musique à nous surprendre et à nous connecter à des moments et des émotions inattendus.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.