Les recettes fiscales liées aux transactions de cryptomonnaies en Inde ont connu une forte hausse de 41 % au cours de l’exercice 2025, témoignant d’un contrôle accru des autorités sur ce marché en pleine expansion. Le Maharashtra et le Karnataka se distinguent comme les principaux contributeurs à ces recettes.
Au total, l’administration fiscale indienne a collecté 511,83 crores de roupies (environ 5,7 milliards d’euros) en impôt sur les débits à la source (TDS) sur les actifs numériques virtuels (VDA) durant l’exercice 2025, contre 362,70 crores de roupies (environ 4 milliards d’euros) l’année précédente. Cette augmentation significative est directement liée à l’application, depuis le 1er juillet 2022, d’un TDS de 1 % sur chaque transaction d’achat, de vente ou d’échange de cryptomonnaies et de NFT.
Le Maharashtra arrive en tête des contributions, avec 293,40 crores de roupies (environ 3,3 milliards d’euros) collectés, soit une augmentation de 30,6 % par rapport à l’exercice précédent. Le Karnataka suit de près avec 133,94 crores de roupies (environ 1,5 milliard d’euros), affichant une progression encore plus marquée de 63,4 %. Le Gujarat (28,63 crores de roupies, soit une légère baisse de 2,3 %) et Delhi (28,33 crores de roupies, en forte hausse) complètent le tableau des principales régions contributrices.
L’instauration de ce TDS de 1 % s’inscrit dans une stratégie gouvernementale visant à suivre en temps réel les opérations sur les cryptomonnaies et à lutter contre la fraude fiscale. Cette mesure, bien que critiquée par certains investisseurs pour son impact potentiel sur la liquidité des marchés, permet aux autorités de renforcer la transparence et le contrôle sur ce secteur.
Par ailleurs, les autorités indiennes ont intensifié leurs efforts pour réprimer l’évasion fiscale dans le domaine des cryptomonnaies, en ciblant notamment les plateformes d’échange et en adressant des notifications à des dizaines de milliers d’investisseurs.
Les experts soulignent que cette augmentation des recettes fiscales reflète une surveillance gouvernementale accrue et confirme la position dominante du Maharashtra et du Karnataka en tant que centres névralgiques de l’écosystème cryptographique indien. Cependant, le TDS de 1 % pourrait inciter certains acteurs du marché à se tourner vers des plateformes offshore ou décentralisées, soulevant des défis en matière d’application de la réglementation.
À ce stade, l’Inde ne dispose pas encore d’un cadre réglementaire complet pour les cryptomonnaies, ce qui crée une certaine incertitude pour les investisseurs et expose le marché à des fluctuations et des risques juridiques.