Publié le 2023-12-28. Alors que les écrans de cinéma et de télévision nous assaillent de clichés festifs, le cinéma offre aussi une alternative plus sombre et réaliste à l’idéalisation de Noël, explorant les solitudes et les difficultés cachées derrière les décorations scintillantes.
Pour ceux qui cherchent à échapper à l’omniprésence des comédies romantiques de Noël, une sélection de films moins conventionnels s’impose. Des classiques comme « Maman, j’ai raté l’avion ! » et « Gremlins » aux propositions plus audacieuses, comme le film d’action « Piège de Cristal », que James Cameron considère comme le meilleur film d’action de tous les temps, il existe de nombreuses alternatives pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’esprit de Noël traditionnel.
Mais c’est avec « Ceux qui restent » (Los que se quedan), le film d’Alexander Payne, que l’on touche à une œuvre particulièrement touchante et prometteuse. Nommé pour 5 Oscars et disponible en Espagne via MovistarPlus+, ce film propose une célébration différente : celle de ceux qui n’ont nulle part où aller, de ceux qui restent quand les autres partent, de ceux pour qui décembre ne rime pas forcément avec bonheur.
L’histoire se déroule dans un internat de Nouvelle-Angleterre quasiment désert pendant les vacances de Noël. En 1970, trois personnages se retrouvent liés par le hasard : un professeur solitaire, rigide et frustré, un élève brillant hanté par un sentiment d’abandon, et la cuisinière de l’école, qui tente de se reconstruire après la perte de son fils pendant la guerre du Vietnam. Ce qui commence comme un isolement inconfortable se transforme peu à peu en une émotion naissante, issue du quotidien, d’une conversation inattendue ou d’un moment de compréhension mutuelle.
Alexander Payne, reconnu pour sa sensibilité et son regard sur la fragilité humaine, confirme son talent avec ce film. Depuis « À propos de Schmidt», un chef-d’œuvre du XXIe siècle porté par la performance de Jack Nicholson, en passant par « Sideways », « Nebraska » et « The Descendants », sa filmographie se distingue par un humour subtil, une empathie pour ses personnages et une capacité à trouver la beauté dans l’imperfection.
Comme le souligne la critique de ‘Fotogramas’, « Ceux qui restent » est « un exercice réussi de moralisme non indigeste, aussi émouvant que drôle (à doses calculées), dont le cadre de référence le plus évident serait ce sous-genre très reconnaissable que l’on pourrait appeler ‘comédie dramatique d’ambiance de Noël’ ». Le film offre un regard honnête et profondément humain sur Noël, rappelant que ces fêtes peuvent aussi être un refuge pour ceux qui ne se sentent pas à leur place.
À lire aussi
