Irène de Robilant, descendante d’une illustre famille vénitienne, a consacré sa vie à tisser des liens entre l’Italie et les États-Unis, non pas par la diplomatie, mais par la force des mots et l’exploration des archives familiales. Son dernier ouvrage, salué par la critique, offre un éclairage inédit sur les échanges culturels et économiques entre les deux pays au XIXe siècle.
L’auteure, née à Venise et résidant aujourd’hui aux États-Unis, a entrepris des recherches approfondies dans les papiers de son arrière-arrière-grand-père, Giovanni Battista Robilant, un entrepreneur qui a joué un rôle clé dans le développement du commerce italo-américain. Ces documents, longtemps restés inédits, révèlent les défis et les opportunités rencontrés par les immigrants italiens lors de leur installation en Amérique.
« Il était essentiel de comprendre comment mon ancêtre a navigué dans un monde en pleine mutation, et comment ses choix ont influencé le destin de notre famille », explique Irène de Robilant. Elle a découvert que Giovanni Battista Robilant n’était pas seulement un homme d’affaires prospère, mais aussi un mécène des arts et un défenseur de la culture italienne.
L’œuvre d’Irène de Robilant met en lumière l’importance des réseaux familiaux et des relations personnelles dans le succès des entreprises transatlantiques. Elle montre comment les Italiens ont contribué à façonner le paysage économique et social des États-Unis, tout en préservant leur identité culturelle.
Au-delà de l’histoire familiale, le livre offre une perspective unique sur les dynamiques migratoires du XIXe siècle et les complexités des relations entre l’Italie et l’Amérique. Il s’agit d’une contribution précieuse à la compréhension de l’histoire transnationale et de l’impact des migrations sur les sociétés d’accueil.