Publié le 29 décembre 2025 à 22h33. Il y a cinq ans, un glissement de terrain soudain et dévastateur frappait Gjerdrum, en Norvège, bouleversant la vie de ses habitants et révélant la vulnérabilité de certaines zones face aux risques géologiques. Un hommage solennel marquera cet anniversaire.
- Dix personnes ont perdu la vie dans la catastrophe.
- Un nouveau parc commémoratif a été aménagé sur le site du glissement de terrain.
- L’événement a conduit à une prise de conscience nationale concernant la cartographie des sols instables et la planification urbaine.
Le 30 décembre 2020, à 03h56, un bruit sourd a réveillé les habitants de Gjerdrum. Quelques instants plus tard, une partie du village était emportée par un glissement de terrain argileux rapide et imprévisible. Cinq ans après, la communauté se souvient avec émotion de cette tragédie qui a profondément marqué la Norvège.
Mardi prochain, une marche aux flambeaux partira du centre culturel de Gjerdrum pour se rendre au nouveau parc commémoratif, inauguré en hommage aux victimes.
« On est frappé par la rapidité avec laquelle cinq années passent »,
Karl-Arne Johannessen, maire de Gjerdrum
Le parc commémoratif, aménagé sur l’ancienne zone sinistrée, comprend un lieu de recueillement, un sol commémoratif et un mur pédagogique. « Ce lieu doit nous rappeler ceux que nous avons perdus, tout en servant de point de départ pour envisager l’avenir », explique le maire Johannessen.
Le glissement de terrain a touché une zone d’environ 300 mètres sur 700 mètres, entraînant avec lui plus de 30 habitations du lotissement Nystulia. Plus de 1 600 personnes avaient été évacuées en urgence.
Les opérations de recherche et de sauvetage, impliquant la police, les pompiers, la protection civile, l’armée et de nombreux volontaires, ont été rendues particulièrement difficiles par l’instabilité du terrain. Elles ont été suspendues le 5 janvier 2021, lorsque la zone a été jugée trop dangereuse.
Dix personnes, dont une femme enceinte, ont perdu la vie dans la catastrophe. Vous pouvez retrouver le portrait des victimes ici.
Depuis, des enquêtes menées notamment par l’Institut géotechnique norvégien ont mis en évidence la complexité des causes du glissement de terrain, impliquant la présence d’argile rapide, des modifications du terrain au fil du temps et un manque d’évaluation précise des risques.
La catastrophe a conduit à une attention accrue au niveau national sur la cartographie des zones à risque, l’aménagement du territoire et la prévention des glissements de terrain.
De nombreuses familles ont perdu leur maison et ont dû être relogées pendant une longue période. Si la vie a repris son cours dans le village, les blessures restent profondes.
« Naturellement, il y a une différence dans la rapidité avec laquelle les gens se rétablissent après une telle catastrophe. Mais la blessure ouverte que cela a créée dans notre village est en train de guérir »,
Karl-Arne Johannessen, maire de Gjerdrum
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