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Trump n’est pas inquiet de la simulation d’attaque chinoise contre Taiwan, dit-il, alors que les exercices de tir réel entament le deuxième jour | Chine

Les tensions s'intensifient autour de Taïwan après que l'Armée populaire de libération (APL) chinoise a lancé des exercices militaires de grande envergure, incluant des tirs de missiles réels, en réponse à un soutien militaire américain accru à l'île.…

Trump n’est pas inquiet de la simulation d’attaque chinoise contre Taiwan, dit-il, alors que les exercices de tir réel entament le deuxième jour | Chine

Les tensions s’intensifient autour de Taïwan après que l’Armée populaire de libération (APL) chinoise a lancé des exercices militaires de grande envergure, incluant des tirs de missiles réels, en réponse à un soutien militaire américain accru à l’île. L’ancien président américain Donald Trump a minimisé ces manœuvres, affirmant entretenir d’excellentes relations avec le président chinois Xi Jinping.

Lundi 30 décembre, l’APL a déployé des destroyers, des frégates, des chasseurs, des bombardiers, des drones et des missiles à longue portée « à proximité immédiate » de Taïwan, selon un communiqué officiel. Ces exercices, présentés comme des tests de coordination entre les forces navales et aériennes, visaient également à simuler la neutralisation de cibles maritimes, y compris des sous-marins.

Dans les 24 heures précédant mardi matin, le ministère taïwanais de la Défense a détecté au moins 14 navires de guerre, 14 navires de la garde côtière, un ballon de surveillance et 130 avions militaires et drones évoluant autour de l’île. La Chine a baptisé ces opérations « Mission Justice 2025 ». Mardi matin, des roquettes réelles ont été tirées depuis Pingtan, une région côtière chinoise située à proximité de Taïwan.

Interrogé sur ces exercices, Donald Trump a déclaré : « J’entretiens d’excellentes relations avec le président Xi, et il ne m’en a rien dit. » Il a ajouté, semblant minimiser le risque d’une invasion : « Je l’ai certainement vu… Je ne crois pas qu’il le fera. » Et de conclure : « Rien ne m’inquiète. »

Les États-Unis sont le principal allié de Taïwan face aux ambitions de Pékin, qui considère l’île comme une province renégate et se prépare à une éventuelle annexion militaire, potentiellement d’ici 2027 selon les estimations des services de renseignement américains. Parallèlement, la Chine multiplie les pressions militaires et non militaires pour inciter Taïwan à accepter une « réunification pacifique ».

Le ministre taïwanais de la Défense, Wellington Koo, a dénoncé des exercices qui ne respectent pas les normes internationales, les qualifiant de tentative de « guerre cognitive » visant à épuiser les capacités de combat de Taïwan et à semer la discorde au sein de la société taïwanaise. L’APL et les médias d’État chinois affirment que ces manœuvres simulent un blocus des principaux ports de Taïwan et visent à contrer toute « ingérence étrangère ».

Ces exercices sont les sixièmes du genre depuis 2022, date à laquelle des manœuvres similaires avaient été organisées en représailles à la visite de l’ancienne présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi. Ils interviennent également après l’approbation par le gouvernement américain d’une vente d’armes record à Taïwan, estimée à 11 milliards de dollars (environ 10 milliards d’euros).

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a justifié ces exercices en dénonçant les « provocations continues des forces indépendantistes à Taïwan et les ventes d’armes à grande échelle des États-Unis ». Un éditorial publié par l’agence de presse officielle Xinhua a affirmé que ces manœuvres étaient « un rappel clair pour le Parti progressiste démocrate (DPP) que la tendance à la réunification nationale est imparable et que la volonté du peuple ne peut être défiée ».

Le président taïwanais, Lai Ching-te, a réaffirmé que Taïwan défendrait sa souveraineté et que la Chine ne se comportait pas comme une puissance mondiale responsable. Il a ajouté : « Nous agirons de manière responsable et n’aggraverons pas les conflits ni n’attiserons les différends. » La majorité de la population taïwanaise rejette l’idée d’une domination chinoise et soutient le maintien du statu quo.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.