Publié le 16 août 2025 à 14h30. Une ressortissante dominicaine a été interpellée à l’aéroport international Las Américas pour avoir profané l’hymne national, une infraction passible de poursuites judiciaires selon la loi dominicaine.
- Alicia Anabel Santos Díaz, 54 ans, a été arrêtée en vertu d’un mandat émis par un tribunal du District National.
- L’accusation porte sur la diffusion d’une version modifiée de l’hymne national lors d’un événement public.
- Plusieurs organisations nationales ont déposé plainte suite à cet incident.
L’arrestation d’Alicia Anabel Santos Díaz s’est produite ce mardi à l’aéroport international Las Américas (AILA). Elle est accusée d’avoir porté atteinte à l’hymne national dominicain, un symbole fondamental de l’identité nationale. Le mandat d’arrêt, numéro 2025-AJ0051862, a été émis le 7 août 2025 par la juge Fátima Veloz, du Dixième Tribunal d’Instruction du District National, affecté au Bureau Judiciaire des Services d’Attention Permanente.
L’enquête s’appuie sur la loi 210-19, qui réglemente l’utilisation des symboles nationaux de la République dominicaine, et plus précisément sur les articles 37 et 39 qui définissent et sanctionnent les actes considérés comme des outrages à ces symboles. Santos Díaz, résidente aux États-Unis, est soupçonnée d’avoir participé à la diffusion d’un texte intitulé « Oiseaux, lesbiennes et pédés, volons ! », présenté comme une alternative à l’hymne national.
Selon les informations disponibles, cet événement s’est déroulé dans l’une des salles du Centre Culturel d’Espagne, dans la Zone Coloniale. Les accusés avaient invité le public à se lever et à chanter cette version modifiée de l’hymne, remplaçant les paroles officielles par leur propre composition. L’enquête a été initiée suite à la plainte de plusieurs organisations, dont la Commission Permanente des Éphémérides Nationales (CPEP) et l’Institut Duartiano, qui ont exigé l’application des sanctions prévues par la loi.
Le mandat d’arrêt souligne que, bien que la liberté soit un droit fondamental, elle peut être restreinte lorsque l’ordre public et les bonnes mœurs sont menacés. Il cite la Constitution dominicaine, qui stipule qu’il est possible de priver une personne de sa liberté sur décision motivée d’une autorité judiciaire compétente dans de tels cas.
L’enquête inclut également les témoignages et les éléments de preuve recueillis sur les réseaux sociaux, notamment ceux liés à l’historien dominicain Yoseli Castillo Fuertes, qui avait appelé au respect des symboles nationaux.
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