Home DivertissementA Christmas Fair review – site-specific heartwarmer is bathed in goodwill-to-all sentiment | Christmas shows

A Christmas Fair review – site-specific heartwarmer is bathed in goodwill-to-all sentiment | Christmas shows

by Antoine Girard

L’effervescence d’un marché de Noël, l’ambiance d’une fête de village : la pièce de Jim Cartwright, jouée jusqu’au 2 janvier à l’hôtel de ville de Chadderton, près d’Oldham, offre une alternative chaleureuse et réconfortante aux spectacles de saison plus traditionnels.

La salle municipale, servant de refuge temporaire à l’Oldham Coliseum en rénovation, se métamorphose pour l’occasion en un lieu de rassemblement authentique. On imagine aisément les habitués des fêtes locales déambuler parmi les étals de bric-à-brac, admirer le sapin illuminé et faire la queue devant la grotte du Père Noël. L’immersion est renforcée par la mise en scène de Jimmy Fairhurst, qui maintient l’éclairage général allumé pendant la plupart du spectacle, invitant le public à participer activement en applaudissant les chants de Noël et en encourageant les jeunes choristes.

La frontière entre fiction et réalité s’estompe d’autant plus que l’entracte devient une opportunité de soutenir les artistes locaux en achetant des bougies parfumées et des estampes exposées, qui font partie intégrante du décor. Kelise Gordon-Harrison et Paddy Stafford, dans les rôles de Lucy et Johnny, incarnent avec brio les bénévoles affairés à animer le marché.

Si l’acoustique de la salle et la dispersion de l’attention peuvent parfois nuire à la clarté des dialogues de Cartwright, la pièce séduit par son concept original. Elle débute avec le concierge (Lee Toomes) balayant une scène vide, qui se peuple progressivement avec l’arrivée de Veronica (Samantha Robinson), une organisatrice énergique, de Lucy, une bénévole enthousiaste, du pasteur (Dickon Tyrrell) et de Johnny, un écrivain aux convictions politiques marquées. Au fur et à mesure, des tables s’emplissent d’objets hétéroclites, de jouets et de peluches, avant d’être à nouveau rangées à la fin de la soirée. Bien que moins ambitieuse que des créations comme Works and Days, qui avait vu la construction d’une maison entière sur scène, la pièce se distingue par son authenticité matérielle.

La première partie, légère et entraînante, contraste avec une seconde plus introspective, où les personnages se confient à tour de rôle dans des monologues poignants. Ces discours, bien que sincères, manquent parfois de dynamisme et se limitent à des rétrospectives sur leur passé. Portée par un esprit de bienveillance et interprétée avec charme, cette pièce constitue une alternative saisonnière agréable et réconfortante.

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