Publié le 2026-01-01 14:22:00. À 78 ans, l’acteur et humoriste italien Andrea Roncato se consacre à des rôles plus dramatiques, explorant des thèmes complexes et une humanité nouvelle après des décennies passées à faire rire le public.
- Andrea Roncato enchaîne les tournages de séries et de films, explorant des personnages loin de ses rôles comiques habituels.
- Il évoque son passé, ses succès, mais aussi ses regrets, notamment l’absence d’enfants.
- L’acteur revient sur ses relations passées et son rapport à la célébrité dans l’Italie des années 80.
Après avoir connu la gloire aux côtés de Gigi dans les années 70 et 80, Andrea Roncato semble avoir trouvé une nouvelle voie dans sa carrière d’acteur. Loin des personnages légers qui l’ont fait connaître, il se plonge désormais dans des rôles plus exigeants, explorant des thématiques plus sombres et des personnages plus complexes. Il vient de terminer le tournage de la série Rai1 Je ne mourrai pas même s’ils me tuent, consacrée à l’écrivain Giovannino Guareschi, où il incarne le père. Précédemment, il a participé à la série La fille derrière le comptoir avec Cristiana Capotondi, et a célébré la fin du tournage du film Le prince de la folie de Dario D’Ambrosi à Jesi.
« À ce stade de ma vie, je veux faire ça », confie-t-il, expliquant qu’il souhaite explorer une nouvelle facette de son talent et s’approcher d’une humanité différente. Il incarne dans Le prince de la folie un chauffeur de taxi solitaire, qui ne fréquente que des personnes marginalisées.
« Une œuvre belle et originale, qui ne parle pas de violences faites aux femmes ou de chauvinisme, thèmes un peu trop récurrents, mais de détresse mentale et de solitude. »
Andrea Roncato, acteur
L’acteur évoque également son personnage emblématique de Loris Batacchi, la caricature de Vitellone, un séducteur vantard mais fondamentalement seul. Il souligne que, même aujourd’hui, des personnes le reconnaissent et arborent des tatouages inspirés de ce personnage.
Roncato se souvient d’une rencontre fortuite avec Mickey Rourke en 1992 à Milan, qui a débouché sur un tatouage commun à Miami. Andrea Roncato explique qu’il a ensuite fait d’autres tatouages en hommage à ses chiens bien-aimés.
Il revient sur les années 80, une période de succès et d’excès, où l’image du gagnant était primordiale. Il admet avoir vécu une vie trépidante, mais souligne qu’il était en réalité plus calme qu’il n’y paraissait. Il se souvient d’une époque où les stars internationales étaient nombreuses à vouloir travailler en Italie.
L’acteur aborde également des sujets plus personnels, comme ses relations amoureuses avec des personnalités telles que Carol Alt, Elena Sofia Ricci et Moana Pozzi. Il évoque avec humour le « diplôme » que lui a attribué Moana Pozzi dans son livre, avec la mention « une belle histoire de sexe ». Il se souvient également de sa relation privilégiée avec Silvio Berlusconi, qui l’appelait régulièrement et lui demandait conseil.
Roncato se confie sur ses deux mariages et sa difficulté à entretenir des relations durables. Il évoque également ses problèmes avec la drogue, admettant avoir consommé de la cocaïne dans le passé, mais affirmant ne jamais avoir été dépendant. Il regrette amèrement de ne pas avoir eu d’enfants, évoquant une décision prise avec sa compagne de l’époque.
Enfin, l’acteur exprime sa foi et son attachement à la tradition, révélant qu’il garde une crèche chez lui toute l’année et prie chaque soir pour remercier Dieu. Il conclut en exprimant son espoir d’être encore rappelé avec affection dans le futur.
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