Home NouvellesCorradino Mineo – L’Amérique que j’aime. J’ai suivi…

Corradino Mineo – L’Amérique que j’aime. J’ai suivi…

by Nicolas Lefèvre

New York a inauguré un nouveau chapitre de son histoire politique le 1er janvier 2026 avec l’investiture de Zohran Mamdani au poste de maire. La cérémonie, à la fois solennelle et symbolique, a marqué une rupture avec le passé et a résonné comme un appel à l’unité dans une Amérique divisée.

Zohran Mamdani a prêté serment dans un lieu chargé d’histoire et intimement lié à la vie quotidienne des New-Yorkais : une station de métro désaffectée, transformée pour l’occasion en une salle de cérémonie improvisée. Il a d’abord juré sur un Coran, choisi parmi ceux appartenant à un écrivain afro-américain, puis a réitéré son serment sur les marches de l’hôtel de ville, face à une foule rassemblée malgré le froid glacial. La cérémonie a été officiée par Bernie Sanders.

L’événement a été salué par Alexandra Ocasio-Cortez, qui a vu dans cette investiture « la naissance d’une autre Amérique ». L’atmosphère était empreinte d’espoir et de détermination, renforcée par l’interprétation de « Bread and Roses », un chant emblématique des mouvements ouvriers, dont les paroles datent de 1912 et qui a été mis en musique en 1974 par Mimi Farina, militante et sœur de Joan Baez.

Parmi les invités présents, on pouvait apercevoir les parents de Zohran Mamdani, la réalisatrice Mira Nair – dont les films « Mississippi Masala » et « Salaam Bombay » sont particulièrement recommandés – ainsi que Mohammad Mamdani, auteur d’un essai anticolonialiste remarqué, intitulé « Nei Coloni Nor Nativi », publié en italien aux éditions Meltemi. La présence de Rama Duwaj, l’épouse de Zohran Mamdani, une artiste syrienne et américaine, a également souligné la diversité qui caractérise le nouveau maire et son entourage.

L’investiture de Zohran Mamdani apparaît comme une volonté affirmée de construire une nation américaine fondée sur la synthèse de la diversité culturelle, historique et anthropologique. Un contraste saisissant, selon certains observateurs, avec la vision de l’ère Trump, qui visait à ériger un pays réservé aux chrétiens, aux Blancs et aux riches.

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