Avec l’arrivée du mois de janvier, les refuges animaliers québécois s’attendent à une augmentation des abandons de chiens, une tendance malheureusement récurrente après les fêtes de fin d’année. Les réseaux sociaux témoignent déjà d’une hausse des demandes de réhommage, suscitant l’inquiétude des défenseurs des animaux.
Depuis décembre, les publications sur les réseaux sociaux concernant des chiens à adopter ou à donner se multiplient. Les organismes de protection animale anticipent désormais une vague d’abandons et de mises en adoption, conséquence directe de la période des fêtes et des départs en vacances.
Selon Patrice Lavoie, bénévole et sauveteur canin, cette situation est souvent le résultat de décisions précipitées.
«On ne dirait pas que c’est une décision réfléchie et on dirait que les gens le font justement parce que le contexte fait en sorte que c’est le temps des Fêtes, on doit partir en vacances, on doit aller dans des réveillons»
Patrice Lavoie, bénévole et sauveteur de chiens. Il déplore le manque de considération pour le bien-être animal.
Les refuges animaliers exhortent la population à la prudence avant d’adopter un chien. Il est essentiel de bien évaluer son mode de vie et ses capacités à répondre aux besoins spécifiques de l’animal.
M. Lavoie souligne l’importance de choisir une race adaptée à son style de vie.
«Si vous êtes sédentaire, si vous n’aimez pas tant que ça aller faire de la randonnée, peut-être qu’un berger australien, ce ne serait pas le meilleur ajuster pour vous. Et c’est souvent ce qui arrive: on sent que parfois, les gens se rendent compte que le petit chiot dans la portée, il est bien mignonmais lorsqu’il grandit, puis qu’il commence à avoir besoin d’avoir un petit peu plus d’exercice, c’est là où on sent que les gens veulent s’en départir»
Patrice Lavoie, bénévole et sauveteur de chiens. Il rappelle que les refuges sont déjà saturés d’animaux abandonnés.
L’acquisition d’un chien représente un engagement sur une dizaine d’années, et il ne faut pas prendre cette responsabilité à la légère. Les réseaux sociaux, bien qu’ils puissent susciter l’enthousiasme, présentent souvent une vision idéalisée de la vie avec un animal de compagnie.
M. Lavoie met en garde contre l’influence des vidéos attrayantes diffusées en ligne.
«Ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, ce sont seulement les bons moments quand le chien est pratiquement déjà dressé par une personne qui a passé des heures et des heures à dresser son chien […] Lorsqu’on fait une vidéo, c’est très beau à montrer sur les réseaux sociaux, mais moi personnellement, j’ai 5 chiens et c’est aussi beaucoup de travail avant d’en arriver à faire une vidéo où le chien s’assoit, donne la patte, tourne, saute, attrape quelque chose»
Patrice Lavoie, bénévole et sauveteur de chiens.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.