Publié le 3 janvier 2025. À 83 ans, Swamp Dogg, figure légendaire de la soul américaine, continue de défier les genres et les conventions avec un mélange unique de R&B, de country et de blues, et sera en concert au Metro de Chicago ce vendredi.
- Swamp Dogg a produit des artistes emblématiques comme Irma Thomas et collaboré avec des légendes telles que John Prine et Willie Clayton.
- L’artiste a récemment publié un livre de cuisine et des mémoires intitulé Si tu peux le tuer, je peux le cuisiner.
- Son dernier album, Blackgrass : de la Virginie occidentale à la 125e rue, témoigne de sa créativité intacte.
Jerry Williams Jr., de son vrai nom, a débuté sa carrière musicale dès l’âge de 12 ans, en 1954, avec un premier enregistrement intitulé « HTD Blues (Hardsick Troublesome Downout Blues) ». Dès ses débuts, Swamp Dogg a dérouté l’industrie musicale par son éclectisme, refusant de se cantonner à un seul style. Comme il l’expliquait en 2018 à Jesse Thorn de NPR, « Un promoteur pensait que j’étais blanc ; un autre pensait que j’étais noir. » Cette capacité à transcender les étiquettes est au cœur de son œuvre.
Swamp Dogg a passé les dernières décennies à fusionner le R&B, le funk, la country, la soul et d’autres influences dans un style unique, qu’il décrit lui-même comme de la « deep soul américaine ». Il a collaboré avec de nombreux artistes, dont John Prine, Jenny Lewis et Willie Clayton, et entretenu une longue amitié et collaboration musicale avec le regretté Guitar Shorty, qui a inspiré Jimi Hendrix pendant 18 ans. Au-delà de sa carrière musicale, Swamp Dogg a également été un activiste engagé, protestant contre la guerre du Vietnam aux côtés de Jane Fonda.
L’année dernière, Swamp Dogg a surpris son public en publiant un livre de cuisine et des mémoires intitulé Si tu peux le tuer, je peux le cuisiner, ajoutant une nouvelle corde à son arc artistique. Mais c’est sur scène qu’il continue de briller. Son dernier album, Blackgrass : de la Virginie occidentale à la 125e rue (Oh mon garçon), sorti en 2024, témoigne de sa vitalité créatrice. L’album, qui mêle violons, banjos et autres instruments, explore des thèmes variés, de l’amour à la condition féminine, avec des titres comme « Mess Under that Dress » et « Ugly Man’s Wife ». Il propose également un duo avec Margo Price sur le classique « To the Other Woman (I’m the Other Woman) », un morceau qu’il avait initialement produit pour la chanteuse de R&B Doris Duke en 1970.
Dans le documentaire de 2024, Swamp Dogg fait peindre sa piscine, l’artiste se décrit lui-même avec autodérision :
« J’étais juste un enfoiré formidable. »
Swamp Dogg
Il réfléchit également sur l’alliance du country et du blues :
« Country et blues ensemble, c’est le merde. »
Swamp Dogg
Les occasions de voir Swamp Dogg en concert se font rares. Il se produira ce vendredi 1er septembre à 21h au Metro (3730 N. Clark, Chicago), pour un prix de 37,84 $ en prévente. Cet événement est réservé aux personnes de plus de 18 ans.
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