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14 maoïstes tués dans des fusillades avec les forces de sécurité à Sukma, Bijapur

Publié le 27 janvier 2024 16:32:00. Une offensive des forces de sécurité indiennes dans les districts de Sukma et Bijapur, dans le Chhattisgarh, a entraîné la mort de quatorze membres présumés d'un groupe maoïste, tandis qu'un commandant important…

14 maoïstes tués dans des fusillades avec les forces de sécurité à Sukma, Bijapur

Publié le 27 janvier 2024 16:32:00. Une offensive des forces de sécurité indiennes dans les districts de Sukma et Bijapur, dans le Chhattisgarh, a entraîné la mort de quatorze membres présumés d’un groupe maoïste, tandis qu’un commandant important s’est rendu aux autorités du Telangana, marquant une étape potentielle dans la lutte contre l’insurrection communiste.

  • Quatorze maoïstes ont été tués lors de deux affrontements distincts dans les districts de Sukma et Bijapur.
  • Vetti Mangdu, un cadre clé impliqué dans la mort d’un policier, figure parmi les victimes.
  • Barsa Deva, un commandant maoïste recherché, s’est rendu avec d’autres membres du groupe.

Les forces de sécurité indiennes ont annoncé avoir neutralisé quatorze membres présumés du Parti communiste indien (maoïste), une organisation interdite, lors d’opérations menées simultanément dans les districts de Sukma et Bijapur, dans l’État du Chhattisgarh. Ces affrontements, survenus samedi matin, interviennent alors que la campagne gouvernementale contre l’insurrection maoïste entre dans une phase cruciale, selon les autorités.

Douze des insurgés ont péri dans le sud de Sukma, tandis que deux autres ont été tués à Bijapur, où les premiers échanges de tirs ont éclaté vers 5 heures du matin. Parmi les victimes identifiées figure Vetti Mangdu, également connu sous le nom de Mukka, secrétaire du comité régional de Konta et membre du Comité divisionnaire (DVCM). Mukka était notamment soupçonné d’avoir orchestré l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) à Konta en juin dernier, qui avait coûté la vie au surintendant de police adjoint Akash Rao Giripunje.

Selon l’inspecteur général de la police de Bastar Range, Sundarraj P., des équipes de la Garde de réserve de district (DRG) avaient été déployées dans la région de South Bastar dans le cadre de l’opération. Il a précisé que des affrontements intermittents avaient eu lieu entre la DRG et les maoïstes dans le district de Bijapur dès 5 heures du matin, tandis que des tirs sporadiques ont été signalés dans le district de Sukma à partir de 8 heures du matin.

Les forces de l’ordre ont indiqué avoir saisi un arsenal d’armes automatiques sur les lieux des affrontements, comprenant des fusils d’assaut AK-47, des fusils INSAS et des fusils SLR.

La reddition de Barsa Deva, un commandant du bataillon 1 de l’Armée populaire de guérilla de libération (PLGA), la branche armée du groupe maoïste, a eu lieu quelques heures après ces affrontements. Deva, recherché avec une prime de 50 lakhs de roupies (environ 57 000 euros), s’est rendu avec au moins 48 autres cadres maoïstes à la police du Telangana.

Le directeur général de la police du Telangana, Shivadhar Reddy, a déclaré que la reddition de Deva constituait un revers majeur pour les maoïstes.

« Avec la reddition de Deva, il ne reste plus qu’un seul membre du comité d’État du Telangana en fuite, Kanakanala Raji Reddy s’étant également rendu. Quarante-huit armes ont également été remises par les maoïstes. »

Shivadhar Reddy, directeur général de la police du Telangana

Cette série d’événements, incluant la reddition de Mallojula Venugopal Rao alias Sonu, un haut responsable du Politburo, en octobre, ainsi que les décès du secrétaire général Basava Raju en mai et de Hidma en novembre, affaiblit considérablement le mouvement maoïste. Les forces de sécurité estiment que ces opérations réduisent l’espace d’opération des insurgés et marquent une phase décisive dans la lutte anti-insurrectionnelle.

Interrogé par The Indian Express, Reddy a affirmé que la reddition de Deva signalait « la fin de l’histoire maoïste dans le district de Sukma, dans le Chhattisgarh ». Il a ajouté que, suite à la mort de Hidma et à la reddition de Deva, « il n’y a plus personne pour poursuivre les activités maoïstes violentes ».

Plus de 500 maoïstes auraient été tués dans l’État depuis 2024, dont 285 l’année dernière, principalement dans le district de Bastar.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.