Les États-Unis ont lancé des frappes militaires au Venezuela, marquant une escalade majeure de la tension entre les deux pays. L’opération, qui s’est concentrée sur et autour de Caracas, intervient après des mois de pressions américaines sur le régime de Nicolás Maduro.
Le gouvernement vénézuélien a dénoncé un acte d’« agression militaire extrêmement grave » et a déclaré l’état d’urgence nationale. À ce stade, le nombre de victimes et l’étendue des dégâts restent inconnus.
L’action américaine fait suite à une série de mesures prises par Washington, notamment le renforcement de sa présence militaire au large des côtes vénézuéliennes et la saisie de pétroliers sanctionnés. Les États-Unis avaient également menacé de lancer des opérations terrestres pour forcer M. Maduro à quitter le pouvoir.
L’annonce de l’opération a été faite par le président américain Donald Trump sur les réseaux sociaux. Le procureur général américain a ensuite déclaré que M. Maduro et son épouse seraient confrontés à « toute la colère de la justice américaine sur le sol américain, devant les tribunaux américains », sur la base d’un acte d’accusation remontant à 2020, émis par l’administration Trump à New York.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « profondément alarmé » par cette escalade et a exprimé son inquiétude quant aux implications régionales de l’intervention américaine.
« Indépendamment de la situation au Venezuela, ces développements constituent un dangereux précédent », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, dans un communiqué. « Le Secrétaire général continue de souligner l’importance du plein respect – par tous – du droit international, y compris de la Charte des Nations Unies. Il est profondément préoccupé par le fait que les règles du droit international n’ont pas été respectées. »
M. Guterres a appelé toutes les parties à s’engager dans un « dialogue inclusif » conformément aux droits de l’homme et au droit international.
Le Venezuela a officiellement demandé au Conseil de sécurité de se réunir en session d’urgence à New York. Le président Trump doit tenir une conférence de presse prochainement depuis son complexe de Mar-a-Lago en Floride.