Deux nouveaux ressortissants d’Amérique latine, expulsés par les États-Unis dans le cadre d’un accord bilatéral de 5,1 millions de dollars, sont arrivés jeudi en Eswatini. Ce royaume d’Afrique australe a ainsi accueilli un total de 32 personnes depuis le mois de juillet dernier, selon les autorités locales et les informations rapportées par les agences.
Arrivée à l’aéroport international King Mswati III
Cet événement s’inscrit dans la continuité des transferts réguliers organisés par Washington vers cette monarchie.
Les circonstances entourant cette arrivée mettent en lumière la désorientation de certains migrants transférés à des milliers de kilomètres de leur point de départ initial.
Les détails financiers et opérationnels de l’accord bilatéral
Ce transfert s’effectue sous l’égide d’un partenariat financier et sécuritaire conclu entre Washington et Mbabane.
Du côté des montants engagés, les rapports officiels indiquent que Washington a versé environ 5,1 millions de dollars pour financer l’accueil de 160 personnes au total. Ces fonds sont officiellement destinés à renforcer les capacités de gestion des frontières et des flux migratoires de ce petit État enclavé. Néanmoins, l’agence Reuters relie ces opérations aux mesures d’éloignement global touchant également d’autres pays en Afrique, en Asie et à travers les Amériques.
Contestations juridiques et inquiétudes des organisations de défense des droits
Le pacte financier liant les deux gouvernements fait l’objet de vives critiques de la part des juristes et des associations de protection des droits humains.

Les profils des personnes acheminées lors des vols précédents témoignent de la grande diversité géographique de ces expulsions vers l’Afrique australe. Les registres des transferts antérieurs recensent en effet des ressortissants originaires du Vietnam, de la Jamaïque, de Cuba ou encore du Yémen, confirmant la portée internationale de ce mécanisme d’éloignement vers des pays tiers.
Perspectives locales et promesses de rapatriement volontaire
Face aux critiques visant régulièrement le bilan en matière de droits humains de la dernière monarchie absolue du continent, le gouvernement eswatinien maintient que la présence de ces individus revêt un caractère strictement temporaire. Les autorités locales affirment s’attendre à ce que les personnes concernées soient renvoyées vers leurs nations d’origine respectives.

Plusieurs individus ont d’ailleurs déjà quitté le territoire après avoir formulé des demandes de rapatriement volontaire afin de retrouver leurs proches, une option que le gouvernement met en avant pour illustrer la gestion de ces dossiers.