Publié le 4 janvier 2026 à 06h49. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, a publiquement désapprouvé l’opération militaire américaine au Venezuela et l’arrestation de Nicolas Maduro, marquant ainsi une première friction avec l’administration Trump.
- Zohran Mamdani s’est opposé aux actions de l’administration américaine au Venezuela et à l’arrestation de Nicolas Maduro.
- Le maire de New York a souligné sa priorité de minimiser l’impact des décisions fédérales sur les habitants de la ville, notamment la communauté vénézuélienne.
- Cette prise de position pourrait engendrer des tensions entre New York et Washington, bien que l’influence de Mamdani sur le sort de Maduro reste limitée.
Zohran Mamdani n’a pas hésité à exprimer son désaccord directement au président Trump. Lors d’une conférence de presse samedi, il a déclaré :
« J’ai appelé le président et je lui ai parlé directement pour exprimer mon désaccord envers cet acte. »
Zohran Mamdani, maire de New York
Il n’a pas révélé la réponse de Donald Trump, précisant que leur conversation téléphonique avait été brève, initiée par ses soins.
« J’ai exprimé mon opposition, je l’ai dit clairement et c’était fini », a-t-il ajouté, soulignant sa volonté d’être direct et honnête avec le président.
Selon le New York Times, cette déclaration et une précédente publication écrite marquent la première fois que le maire, représentant la gauche du Parti Démocrate, entre en conflit ouvert avec Donald Trump depuis son investiture jeudi. Cette situation laisse présager de nouvelles tensions dans les prochains jours, alors que Nicolas Maduro, accompagné de son épouse, doit comparaître devant un tribunal fédéral de Manhattan pour des accusations liées au trafic de drogue et d’armes.
Samedi, Mamdani a toutefois cherché à minimiser l’impact de cet échange sur les relations entre New York et Washington. « Le président et moi avons toujours été honnêtes et directs sur les questions sur lesquelles nous divergeons. Les New-Yorkais m’ont élu pour être honnête et direct et toujours agir dans le meilleur intérêt des habitants de cette ville », a-t-il affirmé.
Bien que le procès de Maduro se déroule en ville, l’influence de Mamdani sur l’issue de la procédure judiciaire sera probablement limitée, a reconnu le maire. Il a cependant insisté sur son devoir de veiller à ce que les actions du gouvernement fédéral aient un « impact minimal » sur la vie quotidienne des New-Yorkais.
Avant ses commentaires de samedi, Mamdani s’était rarement exprimé publiquement sur la situation au Venezuela ou sur la politique américaine en Amérique latine. Bien qu’il partage certaines affinités idéologiques avec Maduro, les deux hommes n’entretiendraient aucune relation personnelle. Dans une déclaration écrite, le maire a toutefois mis en avant la présence de dizaines de milliers de Vénézuéliens dans la ville.
« Je me concentre sur leur sécurité et la sécurité de chaque New-Yorkais. Mon administration continuera de surveiller la situation et de publier des directives appropriées », a-t-il conclu.
L’opération militaire américaine a débuté samedi matin par des frappes contre plusieurs sites au Venezuela, notamment le fort Tiuna à Caracas, où se trouvent le ministère de la Défense, la base aérienne de La Carlota et l’école militaire de La Guaira. Les autorités vénézuéliennes ont également dénoncé des attaques contre des Washington installations civiles.
Lors de cette opération, une unité d’élite américaine, la Force Delta, a capturé Nicolas Maduro et son épouse, qui ont été transférés à New York pour être présentés devant la justice. Cette action militaire faisait suite à des menaces répétées de Washington d’intervenir militairement sur le territoire vénézuélien. Les États-Unis accusent Maduro de diriger un cartel de la drogue responsable de l’importation de substances illicites sur le sol américain.