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Le Premier ministre danois demande à Trump de mettre fin aux « menaces » contre le Groenland

Publié le 26 août 2024 14h35. Copenhague a fermement réagi aux récentes déclarations et provocations américaines concernant le Groenland, rappelant à Washington que l'île autonome n'est pas à vendre et bénéficie de la protection de l'OTAN. La Première…

Le Premier ministre danois demande à Trump de mettre fin aux « menaces » contre le Groenland

Publié le 26 août 2024 14h35. Copenhague a fermement réagi aux récentes déclarations et provocations américaines concernant le Groenland, rappelant à Washington que l’île autonome n’est pas à vendre et bénéficie de la protection de l’OTAN.

  • La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a demandé aux États-Unis de cesser de menacer le Groenland.
  • L’ambassade du Danemark à Washington a également protesté contre un message sur les réseaux sociaux suggérant une future annexion américaine de l’île.
  • Ces tensions interviennent après une opération militaire américaine controversée au Venezuela et la nomination d’un envoyé spécial américain pour le Groenland.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen a exprimé son indignation face aux spéculations persistantes de l’administration Trump concernant une possible acquisition du Groenland par les États-Unis. Elle a qualifié de « dépourvues de sens » les discussions sur une telle annexion, soulignant que le Danemark – et par conséquent le Groenland – dispose de sa propre souveraineté.

« Il n’a absolument aucun sens de parler de la nécessité pour les États-Unis de s’emparer du Groenland », a déclaré Frederiksen dans un communiqué publié sur le site web du gouvernement danois. « Les États-Unis n’ont pas le droit d’annexer l’une des trois nations du royaume danois. » Elle a précisé qu’elle s’adressait « très directement » aux autorités américaines.

La tension est montée d’un cran après qu’une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter) par Katie Miller, épouse de Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, ait affiché une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain, accompagnée du mot « BIENTÔT ». L’ambassadeur du Danemark aux États-Unis a répondu à ce message par un « rappel amical » que les deux pays étaient des alliés et que le Danemark attendait le respect de son intégrité territoriale.

Le Groenland, qui jouit d’une large autonomie depuis 1979, reste néanmoins lié au Danemark pour sa défense et sa politique étrangère. Copenhague a également conclu un accord de défense avec les États-Unis qui lui donne accès à l’île, et a augmenté ses investissements dans la sécurité dans la région arctique, soulignant son engagement envers la protection de ses intérêts dans cette zone stratégique.

Frederiksen a rappelé que le Danemark est membre de l’OTAN et bénéficie des garanties de sécurité de l’alliance. Elle a fermement exhorté les États-Unis à « mettre un terme aux menaces contre un allié historiquement proche et contre un autre pays et un autre peuple qui ont très clairement déclaré qu’ils n’étaient pas à vendre ».

« J’exhorte donc fortement les Etats-Unis à mettre un terme aux menaces contre un allié historiquement proche et contre un autre pays et un autre peuple qui ont très clairement déclaré qu’ils n’étaient pas à vendre. »

Mette Frederiksen, Première ministre danoise

Ces échanges interviennent dans un contexte de tensions internationales accrues, notamment après l’opération militaire américaine au Venezuela menée le week-end dernier, qui a abouti à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse. Trump a ensuite affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela et que les compagnies pétrolières américaines « commenceraient à gagner de l’argent pour le pays ».

Donald Trump a déjà exprimé à plusieurs reprises son intérêt pour le Groenland, invoquant sa position stratégique et ses ressources minières, notamment des minéraux essentiels aux secteurs de haute technologie. Il n’a pas exclu l’utilisation de la force pour assurer le contrôle de l’île. La récente nomination d’un envoyé spécial américain pour le Groenland a également suscité l’ire au Danemark.

Avec une population d’environ 57 000 habitants, le Groenland aspire à une plus grande indépendance vis-à-vis du Danemark, mais les sondages d’opinion indiquent une forte opposition à une éventuelle intégration aux États-Unis.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.