Publié le 6 janvier 2026 à 22h12, mis à jour à 23h15. La coalition municipale de Trondheim est au bord de la rupture après le retrait du Parti conservateur (Høyre) du soutien à un nouveau plan de circulation, mettant en péril l’avenir du conseil municipal.
- Le Parti conservateur a justifié son revirement en invoquant une pression perçue de la part des partis de gauche (SV et Rødt) concernant les places de stationnement, ce que ces derniers démentent.
- Les Verts (MDG) menacent de quitter la coalition si le plan de circulation, incluant une zone piétonne, n’est pas mis en œuvre.
- Une réunion cruciale est prévue entre le MDG et le Parti conservateur demain, avant la présentation du plan au conseil municipal fin janvier.
La décision du Parti conservateur de se désolidariser du plan de circulation a provoqué une crise politique à Trondheim. L’argument principal avancé par le Høyre est qu’il ne souhaite pas d’une solution sectorielle qui contraindrait les automobilistes à emprunter les mêmes itinéraires à l’entrée et à la sortie du centre-ville. Cependant, Tore Dyrendahl, chef de groupe du MDG, estime que cette justification est fallacieuse.
Selon Dyrendahl, le Parti conservateur a fait volte-face sur un point sur lequel un accord avait été trouvé il y a plusieurs mois.
« Ils justifient cela par le fait que SV et Rødt ont déclaré que le parking était un ultimatum, ce que SV et Rødt ont ensuite réfuté. Nous ne considérons pas non plus qu’il s’agisse d’un ultimatum. Mais ils disent en même temps qu’ils ne veulent pas d’une solution sectorisée. Ensuite, il semble que les conservateurs aient fait volte-face à 180 degrés, sur un point sur lequel ils étaient effectivement d’accord et sur lequel nous nous sommes appuyés pendant plusieurs mois avant que le conseil municipal ne présente sa recommandation. Je pense donc que le Parti conservateur doit se renseigner un peu sur ce qu’il souhaite en matière de coopération ici. »
Le MDG considère ce plan de circulation comme essentiel pour atteindre les objectifs de réduction des émissions et améliorer la qualité de l’air à Trondheim. Dyrendahl a souligné l’importance de ce projet pour l’avenir de la ville et a exprimé son regret face à la perte de confiance au sein de la coalition.
« Nous pensons que la confiance que nous avions lorsque nous nous sommes assis pendant les négociations n’est plus là. Le plan de transport est important pour nous. Il s’agit d’objectifs zéro émission et du domaine climatique. Il s’agit de réduire l’énorme charge de trafic. Il y a tellement de bonnes actions dans cette affaire qui rendent cela si important pour nous et décisif pour la voie à suivre par le conseil municipal. »
Bien que Dyrendahl ne soit pas surpris par cette volte-face, il espère que le Parti conservateur reconsidérera sa position lors de la réunion prévue demain. Il a toutefois prévenu que le MDG est prêt à envisager d’autres options de collaboration si la situation ne se débloque pas.
« Je ne suis pas un devin, donc je ne pense pas que je devrais m’aventurer et deviner à quoi ressemblera l’avenir. Nous nous sommes fixés des limites importantes et nous aimerions ensuite engager un dialogue avec le Parti conservateur. »
Le président du conseil municipal, Kjetil Reinskou, n’a pas pu être joint pour commenter la situation ce mardi soir.