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Un ancien employé poursuit Ducks et la LNH pour harcèlement et discrimination

by Camille Renault

Publié le 7 janvier 2026 à 00:43. Une ancienne employée a déposé une plainte alléguant du harcèlement sexuel, de l’intimidation et de la discrimination à l’encontre de la Ligue nationale de hockey (LNH) et des Ducks d’Anaheim, révélant des accusations graves concernant un environnement de travail toxique.

  • Rose Harris accuse les Ducks d’Anaheim et la LNH de harcèlement sexuel, d’intimidation et de discrimination entre 2022 et 2025.
  • La plaignante affirme avoir été victime d’attouchements non consentis, de remarques sexistes et homophobes, ainsi que de tentatives de sabotage de sa carrière après avoir dénoncé les faits.
  • La LNH et l’OC Sports and Entertainment n’ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette affaire.

Une ancienne coordinatrice informatique, Rose Harris, a intenté une action en justice mardi contre la LNH et les Canards d’Anaheim, alléguant un harcèlement sexuel, une intimidation et une discrimination systématiques sur une période de trois ans. Harris, embauchée en juillet 2022 par OC Sports and Entertainment (OCSE), la société mère des Ducks, de leur équipe de la Ligue américaine de hockey (AHL) à San Diego et du Honda Center Arena, décrit un environnement de travail hostile et dégradant.

Selon la plainte, Harris a été soumise à un harcèlement et à une intimidation « répétés et incontrôlés », incluant des « attouchements sexualisés non consentis, des commentaires vulgaires, sexistes et désobligeants, ainsi que des insultes homophobes ». Elle accuse notamment Nick Aguilera, ancien membre de l’équipe des relations publiques de l’OCSE, de contacts physiques non désirés et de la diffusion de fausses rumeurs concernant une prétendue relation intime entre eux. Des responsables de l’équipement des Ducks auraient également tenu des propos désobligeants à son égard, propageant les mêmes rumeurs.

Harris affirme avoir signalé ces incidents aux ressources humaines de l’OCSE, mais que sa plainte n’a pas donné lieu à des mesures correctives. On lui aurait simplement répondu qu’il était « plus probable qu’improbable » que des politiques de l’entreprise aient été violées. Elle a finalement démissionné en décembre 2024, avant de prendre un poste similaire au sein du bureau de la LNH à New York en janvier 2025.

La plainte allègue également que l’OCSE aurait conspiré pour faire perdre son emploi à Harris au sein de la LNH. Selon ses dires, après avoir été embauchée par la ligue, un représentant de son ancien employeur aurait contacté Patrice Distler, vice-présidente principale et directrice des ressources humaines de la LNH, pour la dépeindre comme « une victime de harcèlement sexuel et un témoin défavorable dans une procédure judiciaire confidentielle » impliquant l’OCSE et les Ducks. Cette procédure est liée à une plainte similaire déposée par Katherine Pearson, une ancienne collègue de Harris, concernant des faits de harcèlement présumés à Anaheim.

Harris soutient qu’après avoir été informée de ces allégations, la LNH lui aurait délibérément attribué une tâche de support informatique consistant à gérer les courriels de Distler. Peu de temps après, elle a été accusée par Distler d’avoir piraté sa messagerie électronique et renvoyée sur-le-champ. La plainte précise que la LNH n’a jamais présenté de preuves de piratage et que ses appareils électroniques lui ont été restitués directement par Distler.

Harris accuse également la LNH et l’OCSE de l’avoir « mise sur liste noire » dans l’industrie, l’empêchant ainsi de trouver un nouvel emploi dans le domaine sportif. Elle réclame des dommages-intérêts punitifs pour les préjudices subis.

ESPN a tenté de joindre la LNH et l’OCSE pour obtenir un commentaire sur cette affaire, mais n’a reçu aucune réponse à ce jour.

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