Publié le 7 janvier 2026 07:39:00. L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines a provoqué un mouvement de retrait des groupes de guérilla colombiens présents au Venezuela, suscitant des inquiétudes sécuritaires accrues à la frontière entre les deux pays.
- Des combattants de guérillas colombiennes auraient quitté leurs bases au Venezuela suite à l’opération américaine.
- Bogota a renforcé sa présence militaire à la frontière, estimant que la situation représente une menace pour sa sécurité nationale.
- Des tensions diplomatiques se sont exacerbées entre Washington et Bogota après des accusations publiques du président américain Donald Trump à l’encontre de son homologue colombien Gustavo Petro.
L’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines a entraîné un exode de combattants de groupes de guérilla colombiens qui opéraient depuis le territoire vénézuélien. Selon une source militaire colombienne citée par l’agence de presse TASR, des commandants rebelles tenteraient de regagner la Colombie. Depuis longtemps, Bogota soupçonne des organisations telles que l’Armée de libération nationale (ELN) et des factions dissidentes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dissoutes, de maintenir des bases au Venezuela, profitant de la proximité pour contrôler les routes de contrebande de cocaïne le long de la frontière commune.
Des experts en sécurité estiment que le régime de Maduro avait toléré la présence de l’ELN sur son territoire. Une source anonyme au sein de l’armée colombienne a confirmé que, suite à l’opération à Caracas, des informations font état de mouvements de chefs rebelles cherchant à retourner en Colombie. Le ministère colombien de la Défense considère que cette présence accrue de guérilleros à la frontière constitue une menace directe pour la sécurité nationale.
En réponse à cette situation, Bogota a déployé des milliers de soldats le long de la frontière, qui s’étend sur plus de 2 200 kilomètres. Un avertissement a été lancé concernant le risque d’attaques potentielles. Cette mobilisation intervient alors que les relations entre la Colombie et les États-Unis sont tendues. Le président américain Donald Trump a récemment qualifié le président colombien Gustavo Petro de « baron de la drogue », lui lançant un avertissement sans fournir de preuves.
« Je suis prêt à prendre les armes pour mon pays. »
Gustavo Petro, président colombien
La réponse de Petro souligne la gravité de la situation et la détermination de la Colombie à défendre sa souveraineté. L’évolution de ces événements reste à suivre de près, notamment en ce qui concerne l’impact sur la sécurité régionale et les relations diplomatiques entre les pays concernés.
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