L’administration américaine de Donald Trump est accusée d’adopter une politique étrangère agressive, voire de « gangstérisme d’État », selon un analyste politique. Les récentes ambitions affichées par le président, notamment son intérêt pour l’acquisition du Groenland et le contrôle des raffineries de pétrole vénézuéliennes, suggèrent que la scène internationale pourrait devenir le principal terrain de jeu de son second mandat.
Dans un article publié, l’analyste Aditya Chakrabortty appelle la communauté internationale à condamner fermement cette approche. « Tout autre pays agissant de la sorte ne bénéficierait pas d’articles édulcorés sur sa ‘diplomatie de canonnière’ – il serait à juste titre dénoncé comme un État voyou et les avoirs étrangers de ses oligarques seraient saisis », écrit-il. « L’absence de réaction est le véritable ‘syndrome de trouble lié à Trump’ ».
Le Groenland et le Venezuela sont présentés comme des exemples révélateurs des attentes de Donald Trump à l’égard du reste du monde et des méthodes qu’il compte employer pour obtenir ce qu’il considère comme du « respect ». « On nous assure avec assurance que le président américain annexera le Groenland. Pourtant, il ne s’agit pas d’une administration qui cherche à coloniser, mais plutôt à exiger le respect. Les nouveaux dirigeants au Venezuela sont les mêmes qu’avant, les mêmes hommes de main et les mêmes flatteurs, mais désormais avec le gendre du président, Jared Kushner, qui tire les ficelles », explique Chakrabortty.
Il qualifie cette stratégie non pas d’impérialisme ou de protectorat américain, mais d’une forme de gouvernement à distance, beaucoup moins coûteuse pour la Maison Blanche. « Il ne s’agit pas d’un projet coûteux, mais d’un contrôle exercé à distance », précise-t-il.
Chakrabortty estime que Donald Trump devrait se concentrer sur les problèmes internes des États-Unis plutôt que de s’immiscer dans les affaires du monde. « Trump va-t-il diriger le Venezuela ou le Groenland ? Cela aurait plus de sens s’il dirigeait les États-Unis », écrit-il. « Alors que son second mandat est bien entamé, nous ne voyons toujours pas de véritable impact du trumpisme, ni aux États-Unis, ni dans le monde. »
L’analyste conclut en soulignant que, malgré une rhétorique agressive, le mandat de Trump a surtout été marqué par un démantèlement des institutions gouvernementales, une tâche qu’il a même confiée à des acteurs privés, et par des interventions dans des villes démocrates qu’il désapprouve, ainsi que par des crises budgétaires.