Publié le 8 janvier 2026 à 22h06. L’équipe cycliste SD Worx aborde la nouvelle saison avec une stratégie renouvelée, axée sur des objectifs plus ciblés pour ses coureuses, après une année 2025 riche en 48 victoires mais marquée par une prise de conscience de ses forces et faiblesses.
- Lorena Wiebes vise l’Amstel Gold Race et l’ouverture du Giro d’Italia en rose.
- Lotte Kopecky se recentre sur les classiques, tandis qu’Anna van der Breggen répartit ses efforts sur les trois grands tours.
- SD Worx reconnaît que la concurrence s’est renforcée et que son hégémonie n’est plus acquise.
L’équipe SD Worx a tiré les leçons de l’année 2025, une saison couronnée de succès avec 48 victoires, mais surtout une période d’évaluation stratégique. Les dirigeants ont clairement identifié les axes à privilégier et ceux à revoir pour la nouvelle saison cycliste.
Lorena Wiebes affiche des ambitions précises : remporter l’Amstel Gold Race et s’emparer du maillot rose dès la première étape du Giro d’Italia. Elle nourrit également une soif de revanche après avoir cru, à tort, sa victoire acquise lors de l’édition 2024 de l’Amstel Gold Race, où Marianne Vos l’a devancée sur la ligne. Elle avait alors célébré trop tôt, une erreur qu’elle ne compte pas reproduire. « Cela m’a vraiment donné envie de gagner à nouveau », a-t-elle déclaré.
Lotte Kopecky, quant à elle, a renoncé à viser le classement général des grands tours pour se concentrer pleinement sur les courses classiques. Elle a tiré les leçons d’une année 2024 décevante, où elle s’est sentie mal à l’aise dans cette approche. « L’année dernière, j’ai eu beaucoup de moments où je me demandais : qu’est-ce que je fais ? Ce n’était tout simplement pas mon truc. Je veux juste recommencer à courir les courses que j’apprécie le plus, qui me tiennent à cœur. Le travail classique est juste beaucoup plus adapté à mon corps », a-t-elle expliqué.
Anna van der Breggen, de retour dans le peloton après trois ans d’absence, se concentrera sur les trois grands tours (Vuelta, Giro et Tour de France). Elle ne vise plus nécessairement la victoire finale, mais souhaite saisir les opportunités qui se présenteront. « Cela va être plus difficile pour moi qu’avant, mais je ne pense pas que ce soit un problème du tout. Je ne m’attends pas à gagner une grande tournée de si tôt », a-t-elle précisé.
« Le fait qu’autant d’équipes s’affrontent sur tous les fronts rend le cyclisme plus agréable, mais bien sûr moins amusant pour nous. »
Danny Stam, chef d’équipe SD Worx
Le directeur sportif Danny Stam a constaté une intensification de la concurrence. L’hégémonie de SD Worx n’est plus aussi incontestée. « La conclusion est que les autres nous ont rattrapés. Le fait qu’autant d’équipes s’affrontent sur tous les fronts rend le cyclisme plus beau, mais bien sûr moins amusant pour nous », a-t-il souligné.
Le départ de Demi Vollering vers une autre équipe a également affaibli les prétentions de SD Worx dans les grands tours. « Nous avons pris ce chemin avec Lotte Kopecky, nous avons joué et nous en sommes revenus. Nous ne devrions pas refaire cela », a ajouté Stam.
L’équipe SD Worx a renforcé son encadrement technique avec l’arrivée de Louis Delahaije et Patxi Vila. Selon Danny Stam, il était essentiel d’élever le niveau d’accompagnement des coureuses. « Nous sommes une équipe féminine indépendante, nous n’avons pas le savoir-faire d’une équipe masculine. Nous avons délibérément choisi cela. Mais cela signifie que nous devons tout trouver nous-mêmes. » Delahaije, qui a notamment entraîné Robert Gesink, Marianne Vos et Annemiek van Vleuten, accompagnera Anna van der Breggen dans son objectif d’améliorer son endurance, ainsi que la jeune talent Nienke Vinke.
Enfin, la Coupe du monde de Montréal, au Canada, en septembre, ne figure pas au programme de Lorena Wiebes, le parcours étant jugé trop exigeant pour ses qualités de sprinteuse. Elle espère cependant pouvoir participer aux Championnats du monde de cyclisme sur piste, mais cela dépendra de la compatibilité du calendrier.
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