Une vague de virus respiratoires, notamment la grippe, submerge les services pédiatriques de Philadelphie, poussant de plus en plus de jeunes enfants, parfois nourrissons, aux urgences. Les médecins insistent sur l’importance d’une hydratation adéquate et d’une consultation rapide en cas d’aggravation des symptômes.
À retenir
- Les hôpitaux constatent une augmentation des cas de jeunes enfants souffrant de fièvre, de difficultés respiratoires et de déshydratation.
- Une hydratation suffisante est cruciale, même si l’enfant refuse de manger.
- Une consultation médicale est nécessaire en cas d’aggravation des symptômes ou de signes de complications.
Contexte
L’hôpital pour enfants St. Christopher de Philadelphie signale une forte affluence de patients en raison d’une recrudescence des infections respiratoires. La pédiatre, Dre Rita Guevara, souligne que les enfants déjà fragilisés par des problèmes d’asthme sont particulièrement vulnérables et peuvent développer des complications nécessitant une prise en charge aux urgences.
Si de nombreuses infections grippales peuvent être gérées à domicile avec des médicaments en vente libre pour soulager la fièvre et la douleur, ainsi qu’un repos suffisant, il est essentiel de veiller à l’hydratation. « Il n’est pas grave si les enfants ne veulent pas manger lorsqu’ils sont malades, mais ils doivent absolument maintenir leur apport hydrique », explique la Dre Guevara.
Ce qui change
Les parents doivent être particulièrement attentifs à la fréquence des mictions de leurs enfants. Un nourrisson ou un tout-petit devrait mouiller au moins deux à trois couches par jour. En cas de suspicion de grippe, un traitement antiviral administré dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes peut réduire la gravité et la durée de la maladie.
La Dre Guevara met en garde contre un risque de complications : « On peut commencer par le virus de la grippe, ce qui peut affaiblir votre système immunitaire, vous rendant ainsi plus susceptible de contracter une infection bactérienne. Nous voyons certains enfants qui finissent par avoir besoin d’un traitement antibiotique pour des infections bactériennes alors que tout a commencé avec la grippe. »
Des changements dans la respiration sont également un signe d’alerte. « Ils ont le droit de tousser. Nous aimons la toux car cela fait remonter du mucus et aide à dégager les passages. Vous n’avez pas le droit d’avoir du mal à respirer », précise la Dre Guevara. Des difficultés respiratoires, une respiration abdominale, une dilatation des narines ou un tirage intercostal sont des signes qui nécessitent une consultation immédiate.
Enfin, la Dre Guevara encourage les parents à faire confiance à leur intuition : « Nous ne connaissons pas votre enfant aussi bien que vous, c’est pourquoi nous travaillons en partenariat avec vous pour nous dire : « Ce n’est pas mon enfant, il ne va pas bien » ».
Prochaines étapes
Les experts de santé recommandent de continuer à appliquer les mesures préventives habituelles : lavage fréquent des mains, port du masque, nettoyage des surfaces fréquemment touchées et isolement à domicile en cas de maladie pour éviter de contaminer l’entourage (travail, école, garderie, etc.).
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre de couches mouillées par jour (nourrissons/tout-petits) | 2-3 |
| Délai pour administrer un antiviral | 48 heures après l’apparition des symptômes |
Sources
Dre Rita Guevara, pédiatre à l’hôpital pour enfants St. Christopher de Philadelphie.
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