Publié le 9 janvier 2026. Le 8 janvier 1835, les États-Unis ont connu un événement unique dans leur histoire : l’extinction de leur dette nationale, une politique audacieuse menée sous la présidence d’Andrew Jackson, mais dont les conséquences se sont avérées complexes.
- La dette nationale américaine a été intégralement remboursée le 8 janvier 1835, sous la présidence d’Andrew Jackson.
- Jackson considérait la dette publique comme un problème moral et une menace pour la nation.
- Les politiques mises en œuvre pour éliminer la dette ont contribué à une bulle immobilière et à une crise financière en 1837.
Andrew Jackson a pris ses fonctions en 1829 avec une dette nationale s’élevant à plus de 58 millions de dollars. Convaincu que l’endettement était une tare pour le pays, il a entrepris de la réduire drastiquement. Son administration a mis en œuvre une stratégie agressive, combinant des mesures fiscales rigoureuses, des réductions budgétaires et la vente massive de terrains publics.
Cette politique a effectivement permis d’effacer la dette nationale le 8 janvier 1835. Cependant, cette réussite s’est accompagnée d’effets secondaires inattendus. La vente à grande échelle de terrains fédéraux a alimenté une spéculation immobilière, créant une bulle dont l’éclatement était inévitable. Parallèlement, des modifications dans les pratiques de prêt bancaire ont encouragé les institutions financières à accorder des crédits de manière imprudente.
Les banques ont progressivement privilégié les paiements en espèces (argent et or) au papier-monnaie, ce qui a conduit à une crise de confiance et à la panique de 1837. Cette panique a plongé les États-Unis dans une dépression économique qui a duré six ans, caractérisée par un ralentissement significatif des échanges commerciaux et une forte augmentation du chômage.
À l’heure actuelle, la situation financière des États-Unis est radicalement différente. La dette nationale a atteint plus de 38 000 milliards de dollars (38 trillions de dollars).