Publié le 9 janvier 2026 18h00. L’épopée des Ashes, plus qu’une simple série de cricket, s’est reflétée dans une étrange collection de gribouillis et de symboles, témoignant d’une bataille acharnée où l’Australie a finalement pris le dessus sur l’Angleterre.
- L’Australie domine la série, illustrée par une série de symboles et de dessins représentant les performances des joueurs et les moments clés.
- Les blessures et les absences ont marqué le parcours anglais, tandis que la discipline et le courage australiens ont été déterminants.
- La performance prometteuse de Jacob Bethell offre une lueur d’espoir pour l’avenir de l’équipe anglaise.
Au-delà des scores et des statistiques, les Ashes ont laissé une trace visuelle singulière : un assemblage hétéroclite de croquis, de rayures et de symboles, comme un carnet de notes d’un spectateur passionné. Au centre, une représentation récurrente de Steve Smith, figure emblématique de la série. Partout ailleurs, des marques témoignent des nombreux rebondissements et des moments cruciaux.
Il est difficile de déchiffrer l’ensemble, tant le mélange est éclectique, mais l’œil ne peut s’en détourner. L’absence de rouge, couleur traditionnellement associée aux corrections ou aux erreurs, est notable. Une esthétique moderne, dénuée de jugement direct.
Des rainures marquent la zone où l’Angleterre a principalement évolué, et un « X » indique l’emplacement de Boland. Des égratignures, semblables à des blessures ouvertes, symbolisent les pertes anglaises. Une croix rouge stylisée pourrait représenter l’infirmerie australienne, ou peut-être une maison de retraite, ironisant sur l’âge de certains joueurs. Des personnages esquissés à la hâte figurent également les blessés, avec une beauté surprenante.
L’espace blanc domine, un vide démesuré qui reflète le manque de performance de nombreux joueurs des deux camps, ainsi que les nombreux jours perdus. Une tête de mort symbolise la difficulté du jeu de spin.
Des esquisses inachevées rendent hommage à Zak Crawley et Harry Brook. Ben Stokes apparaît, le visage marqué par l’effort, la douleur et le fardeau mental. Joe Root, toujours présent. De nombreuses figures fantomatiques, des ombres de leur propre hémisphère nord, hantent également ce tableau.
Zak Crawley a fait de nombreux départs mais n’a pas fait un siècle.
Dans un coin, une tache symbolise les prises manquées de l’Angleterre. Des étoiles dorées représentent les nombreuses prises réalisées par l’Australie, Carey, Smith et Marnus Labuschagne étant à l’origine de la moitié des dismissals anglais.
Une tache d’éclaboussures de bière, provenant d’un établissement de Noosa, ajoute une touche d’humour à cet ensemble.
À côté, une toile vierge représente la préparation minimaliste de l’Angleterre, une stratégie qui ne sera probablement pas réexaminée.
Malgré les revers, les sprints et l’improvisation, l’Australie semble globalement satisfaite de sa performance. En matière de courage et de discipline, elle a démontré sa maîtrise. Des qualités moins spectaculaires, mais essentielles. Le « Bazball », approche audacieuse de l’Angleterre, semble les ignorer. Bien que spectaculaire, le Bazball ne se prête pas toujours aux moments décisifs.
Une scène bien trop familière pour Jamie Smith dans cette série.
L’image qui se dégage de l’Angleterre est celle d’un arlequin. Et cette oreille ensanglantée au bas du cadre pourrait être celle de Van Gogh, ou simplement le tir de Labuschagne qui a mis fin à la participation de Jamie Smith, l’un des moments les plus douloureux de la série.
Jacob Bethell a été l’une des rares lumières brillantes dans une triste campagne pour l’Angleterre.
Malgré tout, le spectacle a attiré un public record, le troisième plus important de l’histoire. Bien que les billets aient été prévendus, l’intérêt était palpable. Cet art populaire ne plaira peut-être pas à tous les critiques, mais il a conquis le public.
L’Australie peut savourer sa victoire, mais l’Angleterre doit désormais repartir de zéro. Le chevalet, lui, n’a servi à rien.
Cette série était-elle une simple parenthèse délirante, inspirée par le « Bazball », où l’Australie a à la fois dominé et su garder son sang-froid, ou est-ce le nouveau visage du cricket ? Est-ce une œuvre arrachée des murs d’une école d’art, ou la nouvelle tendance ? Un simple moment ou un véritable mouvement ?
Dans moins de 18 mois, le spectacle reprendra. En attendant, il reste possible de revivre les confrontations de 1948, 1989 ou 2006-07.
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