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Explorer l’interaction entre la chirurgie et la radiothérapie dans le cancer gastrique

Publié le 11 janvier 2026 à 15h05. De nouvelles données présentées lors du prochain symposium ASCO sur les cancers gastro-intestinaux confirment l'efficacité de la chimioradiothérapie préopératoire dans le traitement du cancer gastrique résécable, ouvrant la voie à une…

Explorer l’interaction entre la chirurgie et la radiothérapie dans le cancer gastrique

Publié le 11 janvier 2026 à 15h05. De nouvelles données présentées lors du prochain symposium ASCO sur les cancers gastro-intestinaux confirment l’efficacité de la chimioradiothérapie préopératoire dans le traitement du cancer gastrique résécable, ouvrant la voie à une approche thérapeutique plus précise et personnalisée.

  • La chimioradiothérapie préopératoire (CRT), seule ou en association avec une chimiothérapie, améliore significativement la survie sans événement (SSE) chez les patients atteints d’un cancer gastrique résécable.
  • L’essai CRITICS-II de phase 2 a révélé un taux de SSE à un an allant de 68 % à 84 % selon les bras de traitement.
  • Une collaboration étroite entre radio-oncologues et chirurgiens est essentielle pour optimiser les résultats et minimiser la toxicité.

Des résultats prometteurs ont été présentés par le Dr Marcel Development lors du symposium ASCO 2026 sur les cancers gastro-intestinaux. L’essai CRITICS-II (NCT02931890) a évalué l’efficacité de différentes stratégies de chimioradiothérapie préopératoire chez des patients atteints d’un cancer gastrique résécable. Les données suggèrent que la chimiothérapie néoadjuvante totale combinée à la CRT pourrait constituer le schéma préopératoire de choix pour cette population de patients.

Selon les résultats de l’étude, le taux de SSE à un an était de 68 % (intervalle de confiance à 95 %, 58 % à 80 %) pour les patients ayant reçu une chimiothérapie seule, de 84 % (IC à 95 %, 75 % à 84 %) pour ceux ayant reçu une chimiothérapie plus une CRT, et de 78 % (IC à 95 %, 69 % à 88 %) pour ceux ayant reçu une CRT seule. Les taux de réponse pathologique complète ont été respectivement de 8 %, 20 % et 13 % dans chaque groupe de traitement. Des effets indésirables de grade 0 à 2 ont été observés chez 49 % des patients, tandis que des toxicités de grade 3/4 ont été signalées chez 49 %.

Dans une interview accordée à CancerNetwork®, le Dr Verheij, du département de radio-oncologie du centre médical universitaire Radboud, a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les radio-oncologues et les chirurgiens.

« Il est crucial que les chirurgiens soient informés de la zone d’irradiation, car cela peut influencer la technique chirurgicale et les complications potentielles. Les radio-oncologues et les chirurgiens doivent donc discuter des patients en comité multidisciplinaire, en tenant compte de la toxicité attendue des rayonnements et de ses implications sur la chirurgie et les résultats. »

Dr Verheij, département de radio-oncologie, centre médical universitaire Radboud

L’essai CRITICS-II a été publié dans le Journal of Clinical Oncology (2026;44(supplément 2):283, DOI:10.1200/JCO.2026.44.2_suppl.283).

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.