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Les experts révèlent 5 sources surprenantes de microplastiques

Publié le 13 janvier 2024 20:46:00. Des études récentes révèlent que nous ingérons quotidiennement entre zéro et 1,5 million de microplastiques, non seulement via les fruits de mer, mais surtout à travers des sources alimentaires insoupçonnées. Des chewing-gums…

Les experts révèlent 5 sources surprenantes de microplastiques

Publié le 13 janvier 2024 20:46:00. Des études récentes révèlent que nous ingérons quotidiennement entre zéro et 1,5 million de microplastiques, non seulement via les fruits de mer, mais surtout à travers des sources alimentaires insoupçonnées. Des chewing-gums aux bouteilles d’eau, en passant par le sel et même les fruits, découvrez les principaux vecteurs de cette pollution invisible.

  • Le chewing-gum, composé en grande partie de plastique, peut libérer jusqu’à 637 particules microplastiques par gramme.
  • Le sel, qu’il soit marin ou terrestre, est souvent contaminé, avec des quantités plus élevées observées dans le sel d’Himalaya.
  • L’eau en bouteille représente une source majeure de microplastiques, avec jusqu’à 240 000 particules par litre.

Si la présence de microplastiques dans les fruits de mer est bien connue, des recherches récentes mettent en lumière des sources d’exposition beaucoup plus courantes dans notre alimentation quotidienne. Ces particules, invisibles à l’œil nu, se retrouvent désormais dans un large éventail de produits de consommation courante, suscitant des inquiétudes croissantes quant à leurs effets potentiels sur la santé.

1. Chewing-gum : une base de plastique

Mâcher du chewing-gum s’apparente, selon les experts, à mâcher du plastique. La plupart des gommes contiennent une « base de gomme » constituée de plastique et de caoutchouc, auxquels sont ajoutés des édulcorants et des arômes. Ce processus libère des microplastiques lors de la mastication. Une étude a révélé qu’un seul gramme de chewing-gum peut libérer jusqu’à 637 particules microplastiques.

Même les gommes naturelles à base de polymères végétaux ne sont pas exemptes de ce problème, car des microplastiques peuvent se former pendant la production et l’emballage. Il est conseillé de mâcher un chewing-gum plus longtemps plutôt que d’en changer fréquemment, afin de limiter l’exposition. La majorité des microplastiques sont libérés dans les huit premières minutes de mastication.

2. Sel : un indicateur de pollution

Le sel, même perçu comme un produit simple et pur, est loin d’être exempt de contamination. 94 % des échantillons de sel testés à travers le monde contiennent des microplastiques. La pollution est si généralisée que le sel marin est désormais considéré comme un indicateur de la pollution microplastique dans les milieux marins.

Cependant, ce ne sont pas seulement les sels marins qui sont concernés. Des quantités plus importantes de microplastiques ont été détectées dans les sels terrestres, comme le sel d’Himalaya. Le processus de production et d’emballage contribue également à cette contamination. L’utilisation de broyeurs en plastique pour le sel peut libérer plus de 7 600 particules microplastiques dans seulement 0,1 gramme de produit. Les experts recommandent d’utiliser un broyeur en céramique ou en métal et de conserver le sel dans des récipients non plastiques.

3. Pommes et carottes : une infiltration silencieuse

Les fruits et légumes ne sont pas non plus épargnés par la pollution microplastique. Les nanoplastiques, particules de plastique inférieures à 1 000 nanomètres, peuvent pénétrer dans les racines des plantes. Des microplastiques peuvent également être présents à la surface des produits.

Une étude a montré que les pommes et les carottes sont les fruits et légumes les plus contaminés, tandis que la laitue en contient le moins. Cependant, les quantités restent faibles par rapport aux aliments transformés. Les experts rappellent que, malgré les incertitudes quant aux effets des microplastiques, les antioxydants présents dans les fruits et légumes (notamment les pigments rouges, violets et bleus) offrent des bienfaits importants pour la santé, et il est donc important de continuer à les consommer.

4. Thé et café : attention aux emballages

La source de microplastiques ne se limite pas aux sachets de thé. Les ingrédients eux-mêmes, tels que les feuilles de thé, le café et le lait, peuvent également en contenir. Mais l’une des principales sources de contamination provient des gobelets jetables plastifiés. La chaleur favorise le détachement des microplastiques du revêtement plastique des gobelets dans la boisson.

Les boissons chaudes contiennent davantage de microplastiques que les boissons froides. Choisir des boissons froides peut donc réduire l’exposition. Opter pour du lait en bouteille en verre est également une solution. En revanche, certaines boissons gazeuses et bières en bouteilles en verre peuvent contenir davantage de microplastiques en raison de la peinture sur les bouchons métalliques. Utiliser du thé en feuilles et préparer les boissons dans des récipients en métal ou en verre sont des mesures efficaces pour limiter la consommation de microplastiques.

5. Fruits de mer : une exposition moindre

Les fruits de mer sont souvent associés à la présence de microplastiques, mais les experts soulignent que les quantités détectées sont relativement faibles par rapport à d’autres sources. Seulement 0,2 à 0,7 particules microplastiques par gramme ont été trouvées dans des créatures marines comme les moules filtreuses.

Ce chiffre est infime comparé aux 11,6 milliards de particules rejetées dans une seule tasse de thé préparée avec un sachet de thé en plastique.

Comment réduire son exposition aux microplastiques

Conserver les aliments dans des contenants en plastique et consommer des aliments hautement transformés sont associés à des niveaux plus élevés de microplastiques dans les selles. Il est donc recommandé de privilégier les récipients en verre pour le stockage des aliments et de les utiliser également au micro-ondes.

La principale source de microplastiques reste l’eau en bouteille, avec jusqu’à 240 000 particules par litre. Bien qu’il soit difficile d’éliminer complètement le plastique de notre alimentation, il est possible de réduire considérablement l’exposition grâce à ces quelques changements de comportement.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.