Des images glaçantes d’Iran font état de dizaines de corps allongés dans les rues, témoignant de la répression brutale des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre. Plus de 1 500 personnes auraient déjà perdu la vie, selon l’ONG Iran Human Rights.
À Reims, où elle réside depuis 2012, Firouzé Bani-Sadr, fille d’Abolhassan Bani-Sadr, le premier président de la République islamique d’Iran, suit avec angoisse les événements. Elle exprime une profonde inquiétude quant à une éventuelle ingérence étrangère dans le conflit.
« On ne veut pas se retrouver sous domination américaine ou israélienne, assure la médecin rémoise. Pour qu’un peuple puisse se débarrasser d’une dictature, il faut qu’il ne se sente pas menacé par l’étranger. »
Son père, Abolhassan Bani Sadr, a été élu à la présidence de la République islamique d’Iran en 1980 avant d’être contraint à l’exil en France. Firouzé Bani-Sadr a toujours vécu en France, mais elle est restée en contact avec des personnes sur place.
« La population est partagée entre un régime effroyable et le risque du chaos total », déplore-t-elle, soulignant la complexité de la situation et le dilemme auquel sont confrontés les Iraniens.
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