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La Russie se dit « très préoccupée » par la présence des soldats des pays de l’OTAN au Groenland

Mis à jour le jeudi 15 janvier à 10h55. La Russie s'inquiète d'une présence militaire accrue de l'OTAN au Groenland, qu'elle attribue à une perception erronée d'une menace venant de Moscou et de Pékin, alors que plusieurs pays…

La Russie se dit « très préoccupée » par la présence des soldats des pays de l’OTAN au Groenland

Mis à jour le jeudi 15 janvier à 10h55. La Russie s’inquiète d’une présence militaire accrue de l’OTAN au Groenland, qu’elle attribue à une perception erronée d’une menace venant de Moscou et de Pékin, alors que plusieurs pays européens envisagent de renforcer leur présence sur l’île.

  • La Russie exprime sa préoccupation face au renforcement de la présence militaire de l’OTAN au Groenland.
  • Plusieurs pays européens envisagent de déployer des forces au Groenland, suite aux déclarations du président Trump sur une possible acquisition de l’île par les États-Unis.
  • La Norvège envoie actuellement deux représentants de ses forces armées au Groenland dans le cadre d’un dialogue au sein de l’OTAN sur la sécurité dans l’Arctique.

Moscou dénonce une justification fallacieuse de cette présence accrue, basée sur une supposée menace émanant de la Russie et de la Chine. L’ambassade de Russie en Belgique a publié un communiqué exprimant cette inquiétude, soulignant que la situation dans l’Extrême-Nord est suivie de près.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, notamment suite aux déclarations du président Donald Trump qui a exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland. Mercredi, plusieurs pays européens ont annoncé leur intention d’envoyer des forces sur l’île, tandis que le Danemark prévoit une présence militaire plus permanente.

Le ministre norvégien de la Défense, Tore O. Sandvik, a indiqué qu’un dialogue était en cours au sein de l’OTAN pour renforcer la sécurité dans l’Arctique. La Norvège a déjà envoyé deux représentants de ses forces armées au Groenland, en concertation avec les autorités locales.

Tom Røseth, professeur agrégé et maître de conférences en renseignement au Collège des forces armées norvégiennes, nuance ces développements. Il rappelle que les États-Unis ont une présence militaire au Groenland depuis les années 1950, en vertu d’un accord préexistant.

« Vu dans une perspective historique, il est donc étrange de décrire cela comme dramatique. »

Tom Røseth, professeur agrégé et maître de conférences en renseignement au Collège des forces armées norvégiennes

Il souligne également que la présence américaine a considérablement diminué depuis la fin de la Guerre froide, représentant aujourd’hui environ un dixième de ce qu’elle était auparavant.

Røseth explique que la Russie entretient une relation complexe avec la politique de sécurité du Danemark. Il relève que l’ambassadeur de Russie au Danemark a régulièrement critiqué les choix du pays, notamment l’acquisition d’armes à longue portée et sa position sur la guerre en Ukraine. Cependant, la Russie a également exprimé ses préoccupations concernant une éventuelle prise de contrôle américaine du Groenland, soutenant ainsi indirectement le Danemark.

Selon Røseth, la Russie ne souhaite ni voir les États-Unis étendre leur présence dans l’Arctique, ni une augmentation de la présence de l’OTAN dans la région. Il précise que c’est la Russie qui a le plus militarisé l’Arctique ces dernières années.

« C’est la Russie qui, au fil du temps, a constitué de loin la plus grande présence militaire dans l’Arctique. »

Tom Røseth, professeur agrégé et maître de conférences en renseignement au Collège des forces armées norvégiennes

Il conclut que les tensions géopolitiques actuelles en Europe ont un impact sur la situation dans l’Arctique, où la Russie a régulièrement augmenté son activité militaire au cours des 15 dernières années.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.