Publié le 16 janvier 2024 10:30:00. Des informations contradictoires entourent la situation d’Andreï Ermak, ancien responsable ukrainien, après ses déclarations d’intention de rejoindre le front. Le ministère de la Défense ukrainien affirme qu’il ne s’est pas porté volontaire pour intégrer les forces armées.
- Andreï Ermak avait annoncé son intention de combattre aux côtés de l’Ukraine contre la Russie après son licenciement, le 28 novembre dernier.
- Le ministère de la Défense ukrainien a confirmé qu’il ne s’était pas adressé à un centre de recrutement pour effectuer son service militaire.
- Une enquête antérieure avait révélé qu’Ermak ne servait pas dans les forces terrestres et n’avait pas contacté son frère soldat pour rejoindre les forces de défense.
Suite à des déclarations publiques d’Andreï Ermak, exprimant sa volonté de participer aux combats en Ukraine, le député Oleksiy Jeleznyak a sollicité le ministère de la Défense pour connaître le lieu de son service. Ermak avait affirmé, le 28 novembre dernier, au New York Post qu’il avait l’intention d’aller au front, sans toutefois préciser les modalités de son engagement.
Selon Jeleznyak, le ministère de la Défense a mis plus d’un mois et demi à fournir une réponse. Le document reçu le 14 janvier, signé par le lieutenant-général Eugène Mazyuk, vice-ministre de la Défense, indique qu’au moment de la demande, « le citoyen ukrainien Ermak Andreï Borissovitch ne s’est adressé à aucun centre territorial de recrutement et d’accompagnement social concernant son désir d’effectuer son service militaire pendant la mobilisation pour une période spéciale ou dans le cadre d’un contrat ».
Une enquête menée précédemment par « Investigation.Info » avait déjà révélé qu’Ermak ne faisait pas partie des forces terrestres des forces armées ukrainiennes et qu’il n’avait pas cherché à rejoindre son frère, Denis Ermak, qui est soldat, au sein des forces de défense.
Ces informations interviennent après le licenciement d’Andreï Ermak, dont les raisons n’ont pas été officiellement divulguées.