Publié le 14 janvier 2024 22:39:00. Le gouvernement argentin a restructuré sa dette, mais les taux d’intérêt restent élevés, dépassant même le taux d’inflation actuel, soulevant des questions sur la stratégie économique à long terme du pays.
- Pour les instruments en pesos à taux fixe, le Taux Effectif Mensuel (TEM) se situe entre 2,58 % et 3,39 %.
- Le coût financier de la dette liée au dollar atteint 9,23 %.
- L’analyste Marina Dal Pogetto souligne la nécessité de se concentrer sur les échéances de 2027 et de définir une stratégie claire concernant l’ancrage du dollar.
Buenos Aires – L’Argentine a récemment achevé une restructuration de sa dette, dans le but initial de repousser les échéances et de réduire le coût financier. Cependant, les résultats sont mitigés, les taux d’intérêt négociés s’avérant supérieurs à l’inflation, qui a été publiée ce mardi. Cette situation pose des défis importants pour les finances publiques et la stabilité économique du pays.
La restructuration a permis d’allonger les délais de remboursement, notamment au-delà de 2028, mais à un coût élevé. D’ici 2027, l’Argentine devra faire face à un taux annuel de 49,16 % sur une partie de sa dette, alors que l’inflation est actuellement de 31 %.
Les instruments financiers libellés en dollars présentent également un coût significatif, avec un taux de 9,23 %. Cette situation met en évidence la difficulté de l’Argentine à accéder à des financements à des conditions favorables sur les marchés internationaux.
Selon l’analyste Marina Dal Pogetto, le gouvernement doit désormais se concentrer sur les échéances de la dette arrivant à maturité en 2027.
« Face à cette décision, le gouvernement doit se concentrer sur les échéances de la dette de 2027. Et avec un besoin clair : définir si le dollar doit être ancré pour faire baisser l’inflation ou commencer à construire un ancrage alternatif au taux de change. »
Marina Dal Pogetto, analyste
Elle souligne l’importance de définir une stratégie claire concernant le taux de change, en particulier la question de l’ancrage du dollar, afin de maîtriser l’inflation et de stabiliser l’économie.