Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, a publiquement défendu le président de la FIFA Gianni Infantino, alors que l’institution fait face à des tensions internes. Dans un entretien accordé à la chaîne CNN, l’ancien international de 45 ans a estimé que le dirigeant italo-suisse n’avait rien fait de mal et a rappelé son bilan à la tête du football mondial.
Samuel Eto’o apporte un soutien appuyé à Gianni Infantino
Selon Samuel Eto’o, le président Gianni Infantino a changé le football
en offrant de nouvelles opportunités aux nations qui étaient auparavant éloignées des grandes compétitions. L’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan a souligné que le patron de la FIFA a aidé notre continent
et a permis aux fédérations africaines de se développer plus rapidement, ajoutant que ces accomplissements méritaient d’être reconnus et soutenus.
Une gouvernance fragilisée par un projet avorté et des échéances électorales
Cette prise de position intervient dans un contexte de crise au sein du football mondial, exacerbée par un projet d’ouverture aux investisseurs privés défendu par Gianni Infantino. Ce projet, qui prévoyait de céder une participation dans les droits des tournois de la FIFA, a profondément fracturé le monde du ballon rond. Bien que l’initiative ait été finalement abandonnée, les critiques sur la gouvernance du dirigeant persistent à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mars 2027.
Pour le président de la FECAFOOT, ces controverses sont directement liées au calendrier politique de l’instance. Je pense que tout ça est arrivé parce qu’il y a des élections à venir
, a-t-il déclaré, notant que le président sortant est pour l’instant le seul candidat déclaré. L’ancien buteur a également estimé que le projet initial prévoyait un débat démocratique entre les 211 membres et a affirmé que les voix contestataires ne reflètent pas la majorité.
Fracture des confédérations et unité affichée de l’Afrique
La tempête institutionnelle se traduit par une division claire entre les différentes instances continentales du football. D’un côté, l’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la CONCACAF (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) ont pris leurs distances ou ont demandé le départ du dirigeant, sur fond de désaccords institutionnels et de procédures de gouvernance. L’AFC s’est notamment déchirée en interne entre des fédérations contestataires et une coalition pro-Infantino regroupant le Qatar, les Émirats arabes unis et le Liban.


De l’autre côté, la Confédération africaine de football (CAF) fait bloc. Sous la houlette de son président Patrice Motsepe, la CAF a confirmé à l’unanimité son soutien à Gianni Infantino, estimant que son avenir doit être tranché lors du scrutin de 2027. Allant plus loin dans sa vision d’une redistribution plus juste des ressources, Samuel Eto’o a même plaisanté sur les retombées potentielles pour son pays, affirmant qu’avec de tels moyens, il aimerait voir des talents comme Kylian Mbappé porter les couleurs du Cameroun.
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