Publié le 15 octobre 2024 à 10h50. Le prince Harry se présentera la semaine prochaine devant la Haute Cour de Londres dans le cadre de son procès en diffamation contre Associated Newspapers Limited, l’éditeur du Daily Mail, accusé de pratiques illégales de surveillance.
- Le prince Harry, ainsi que six autres personnalités publiques, dont Sir Elton John et Liz Hurley, accusent le groupe de presse d’avoir eu recours à des détectives privés pour des activités illégales entre 1993 et 2011.
- Ces activités incluraient l’installation de micros dans les véhicules, le piratage de dossiers personnels et l’accès illégal à des conversations téléphoniques privées.
- Le procès, qui débutera lundi, devrait durer neuf semaines et impliquer des témoignages de plusieurs personnalités.
Le prince Harry devrait témoigner pendant une journée entière jeudi prochain, selon un calendrier provisoire du procès. Sir Elton John, Liz Hurley et la baronne Doreen Lawrence sont également attendus à la barre pour témoigner. David Furnish, le mari d’Elton John, l’actrice Sadie Frost et l’ancien député libéral-démocrate Simon Hughes font également partie des plaignants.
L’affaire a été initiée en octobre 2020 par ce groupe de personnalités contre Associated Newspapers, qui publie le Daily Mail, le Mail on Sunday et le site MailOnline. Les plaignants allèguent que le groupe de presse a systématiquement violé leur vie privée en employant des méthodes illégales pour obtenir des informations.
Associated Newspapers nie fermement ces accusations, les qualifiant de « diffamations absurdes ». La société a contesté certains termes des arguments d’ouverture proposés par les plaignants, évoquant un prétendu « stratagème de dissimulation ». Lors d’une audience jeudi, les avocats de la défense ont été accusés d’avoir formulé des allégations graves de malhonnêteté et de fraude à l’encontre de certains membres de l’équipe juridique des plaignants.
« Les allégations formulées par les défendeurs sont exceptionnellement graves, portant sur des accusations de fraude, de malhonnêteté et de faute professionnelle. »
David Sherborne, avocat des plaignants
Les avocats des plaignants ont souligné que ces allégations, de par leur gravité, ne pouvaient être introduites de manière aussi abrupte dans les observations liminaires. Antony White KC, représentant Associated Newspapers, a rétorqué devant le tribunal qu’il s’agissait simplement d’une attaque contre la crédibilité des témoins.
« Il n’est pas nécessaire de plaider une cause si les témoins de l’autre partie ne disent pas la vérité. »
Antony White KC, avocat d’Associated Newspapers
Le juge Nicklin a finalement statué que la note d’ouverture du procès de l’ANL devait être modifiée, estimant que les accusations de dissimulation allaient au-delà d’une simple remise en question de la crédibilité des témoins. Il a ajouté que le défendeur devait revoir sa stratégie de défense.
L’audience devrait se conclure jeudi.
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